Jaffa: L’état du garçon de 12 ans blessé par un cocktail Molotov s’améliore
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Jaffa: L’état du garçon de 12 ans blessé par un cocktail Molotov s’améliore

Grâce à la réaction rapide de sa mère et au travail des médecins, il est "presque certain" que Muhammad se rétablira après des actes de chirurgie plastique et de la rééducation

Muhammad, 12 ans, qui a été blessé par une bombe artisanale, vendredi, sur son domicile de Haïfa, dans son lit de l'hôpital Sheba. (Autorisation : Centre médical Sheba)
Muhammad, 12 ans, qui a été blessé par une bombe artisanale, vendredi, sur son domicile de Haïfa, dans son lit de l'hôpital Sheba. (Autorisation : Centre médical Sheba)

Le jeune Arabe de douze ans dont les blessures causées par un cocktail Molotov, lors d’une attaque à Jaffa, avaient choqué le pays, va beaucoup mieux, a déclaré un médecin, dimanche, au Times of Israel, ajoutant qu’il « va – c’est presque certain – bien se rétablir ».

Dans un contexte de violences ethniques opposant Juifs et Arabes, les attaquants avaient lancé un cocktail Molotov sur une habitation arabe du quartier Ajami, dans la ville côtière, dans la soirée de vendredi, blessant deux enfants. Une fillette de 10 ans avait été légèrement touchée et son frère, Muhammad, grièvement atteint.

La police israélienne dit ignorer actuellement si le petit garçon a été blessé par des extrémistes Juifs désireux d’en découdre avec des Arabes ou par des voyous arabes qui auraient cru de manière erronée que l’habitation appartenait à des Juifs. « Nous examinons ces deux possibilités », a commenté Micky Rosenfeld, porte-parole de la police.

Muhammad était arrivé à l’hôpital Sheba avec 12% du corps recouvert de brûlures et il souffrait d’inhalation de fumées. Il avait dû être placé sous ventilation et dans un coma artificiel, a déclaré le docteur Itai Pessach, chef de la section pédiatrique de l’hôpital, dans la journée de dimanche.

Muhammad, victime d’un cocktail molotov, après l’attaque de sa maison à Jaffa. (Capture d’écran/Twitter)

« Je suis heureux d’annoncer que nous savons dorénavant que son cerveau, son système respiratoire et son cœur n’ont pas été touchés », a dit Pessach. « Et nous sommes très optimistes sur son avenir ».

« Il va complètement se rétablir. Il aura besoin de rééducation et d’une chirurgie plastique mais l’impact devrait être bénin », a-t-il ajouté.

Pessach a ajouté que les réactions rapides de sa mère, Nura, avaient fait la différence.

« Elle l’a immédiatement emmené à la salle de bain et elle l’a lavé en enlevant ainsi le liquide inflammable », a expliqué le médecin. « Nous pensons que cela a été d’une grande importance pour prévenir les brûlures et empêcher qu’elles ne deviennent plus graves ».

Le docteur Itai Pessach, chef de la section pédiatrique de l’hôpital Sheba. (Autorisation : Hôpital Sheba)

Le calme dont Nura a fait preuve pendant la crise a aussi permis son arrivée rapide à l’hôpital.

« Il est arrivé avec sa mère et sa sœur qui étaient calmes mais qui étaient inquiets – comme on peut s’y attendre quand un cocktail molotov est violemment jeté dans votre salon », a-t-il poursuivi.

Mohammed était conscient et il était dans un état stable quand il est arrivé à Sheba, où il a bénéficié d’un traitement biologique particulier pour les victimes de brûlures.

« Il était brûlé à la partie supérieure du torse et sur le visage. Il avait peur. Il souffrait, et nous avons très rapidement pris en charge la douleur », continue Pessach. « Nous avons dû assurer une ventilation mécanique et le placer dans un coma artificiel pour pouvoir le soigner, et aussi pour lui permettre de couper sa peur. Ce qui entre dans le traitement standard de tout enfant victime de brûlures. Nous avons utilisé un traitement de pointe pour les brûlures, un traitement qui améliore véritablement l’issue du diagnostic s’il est donné rapidement ».

Pessach a précisé que les parents de l’enfant étaient « en colère », mais qu’ils ne souhaitaient pas blâmer une partie ou une autre pour ce qu’il s’est passé.

« Ils n’attribuent pas la responsabilité de l’attaque au pays ou à un groupe dans le pays », a expliqué Pessah. « Ils sont seulement malheureux face à la situation et face au fait que les enfants se trouvent victimes malgré eux de ce conflit ».

« En ce moment-même, le petit garçon est cloué à son lit. A côté de lui, il y a des enfants provenant d’endroits comme Ashkelon et Ashdod, qui ont été attaqués, et aussi de Gaza. Il est soigné par des personnels qui viennent de tout Israël, Arabes et Juifs ensemble », a dit Pessach.

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