Jérusalem : 1er rassemblement en hommage aux ultra-orthodoxes tués au combat
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Jérusalem : 1er rassemblement en hommage aux ultra-orthodoxes tués au combat

Les Haredim et les médias ont tenu un rôle prépondérant lors de Yom HaZikaron - ce qui illustre le changement graduel dans le regard de la communauté sur l'Etat

L'événement de commémoration organisé pour les soldats ultra-orthodoxes lors de Yom HaZikaron à Jérusalem, le 7 mai 2019 (Capture d'écran : Facebook/ Bogrei Netzah Yehuda)
L'événement de commémoration organisé pour les soldats ultra-orthodoxes lors de Yom HaZikaron à Jérusalem, le 7 mai 2019 (Capture d'écran : Facebook/ Bogrei Netzah Yehuda)

Parmi les innombrables événements organisés dans tout le pays mardi soir dans le cadre de Yom HaZikaron, la toute première cérémonie consacrée aux soldats de l’armée israélienne tués au combat et aux victimes haredim du terrorisme s’est tenue à Jérusalem.

Environ 800 membres de la communauté ultra-orthodoxe et des soldats ont assisté à ce rassemblement qui s’est tenu au centre du patrimoine juif Heichal Shlomo, en présence des deux grands-rabbins de Jérusalem, Aryeh Stern et Shlomo Amar, des familles des défunts, de hauts responsables de Tsahal, de rabbins et de membres du bataillon ultra-orthodoxe Netzah Yehuda, qui a organisé la cérémonie.

Deux membres du bataillon, les sergents Yosef Cohen et Yovel Mor Yosef, ont été assassinés au mois de décembre 2018 lors d’une fusillade terroriste à proximité de l’avant-poste d’implantation de Givat Assaf, dans le centre de la Cisjordanie.

En tout, ce sont 95 nouveaux noms qui ont été ajoutés l’année passée aux 23 741 soldats tués en défendant le pays. Parmi eux, 40 vétérans en situation de handicap morts des complications de leurs blessures contractées en service. Seize noms sont également venus s’ajouter à la liste des victimes civiles du terrorisme – ce qui porte leur nombre total à 3150.

Une photo montrant le sergent Yosef Cohen, à gauche, et le sergent d’état-major Yovel Mor Yosef de la Brigade Kfir de l’armée israélienne. Les deux hommes ont été tués le 13 décembre 2018 lors d’un attentat terroriste à l’extérieur de l’avant-poste de Givat Assaf, dans le centre de la Cisjordanie. (Armée israélienne)

Cette cérémonie illustre le nouveau regard posé sur Yom ZiKaron par la population ultra-orthodoxe. Dans le passé, un grand nombre de ses membres ne participaient pas de façon active aux événements nationaux de commémoration et, souvent, les images filmées montraient des Haredim refusant de se figer au son des deux sirènes retentissant durant cette journée.

Traditionnellement, une grande partie des ultra-orthodoxes est peu encline à s’identifier à l’Etat d’Israël en raison, entre autres, de son gouvernement laïc. Certains courants sont non-sionistes, voire carrément anti-sionistes.

Les plus grands sites d’information ultra-orthodoxes ont rapporté les événements de Yom HaZikaron en une mardi soir et ont publié des articles consacrés à des soldats morts au combat ou à des victimes du terrorisme.

Le public rassemblé lors d’un événement dédié aux soldats ultra-orthodoxes morts au combat à Jérusalem, le 7 mai 2019 (Capture d’écran : Facebook/ Bogrei Netzah Yehuda)

Le site internet haredi Behadrei a noté mardi que presque tous les responsables politiques ultra-orthodoxes avaient assisté aux rassemblements, dans tout le pays.

Yom HaZikaron, établi en 1951 par David Ben-Gurion, Premier ministre et ministre de la Défense d’alors, tombe au quatrième jour d’Iyar dans le calendrier juif, à la veille de la journée de l’Indépendance, qui commence juste après cette journée de commémoration et de recueillement.

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