JO de Tokyo : Omer Shapira dit avoir fait sa course « à l’instinct »
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JO TOKYO 2020

JO de Tokyo : Omer Shapira dit avoir fait sa course « à l’instinct »

La cycliste est restée devant le peloton pendant une grande partie de l'épreuve de cyclisme sur route, frôlant la médaille ; finalement rattrapée, elle a terminé à la 24e place

La Polonaise Anna Plichta et l'Israélienne Omer Shapira lors de l'épreuve de cyclisme sur toute aux Jeux Olympiques d'été de Tokyo à Oyama, au Japon, le 25 juillet 2021. (Crédit :  Michael Steele/Pool Photo via AP)
La Polonaise Anna Plichta et l'Israélienne Omer Shapira lors de l'épreuve de cyclisme sur toute aux Jeux Olympiques d'été de Tokyo à Oyama, au Japon, le 25 juillet 2021. (Crédit : Michael Steele/Pool Photo via AP)

Pendant la plus grande partie de l’épreuve féminine de cyclisme sur route – qui a duré quatre heures – qui a été disputée dimanche aux Jeux olympiques de Tokyo, l’Israélienne Omer Shapira a conservé la deuxième ou la troisième place, distançant largement le peloton. Elle a maintenu son avance jusqu’à la fin de la course lorsqu’elle a été rattrapée par ce dernier et qu’elle s’est faite remonter par les cyclistes, finissant finalement à la 24e place.

« Je suis encore un peu déçue. J’avais vraiment eu le sentiment, pendant une grande partie de la course – une fois, en fait, que j’ai réalisé que l’écart était suffisamment important – j’avais vraiment cru que j’avais une vraie chance d’y arriver », a déclaré Shapira, âgée de 26 ans, lors d’une conférence de presse en visioconférence accordée aux journalistes israéliens depuis Tokyo, dimanche soir.

Le cyclisme « est un sport très tactique », a souligné l’athlète olympique. Les coureurs ont tendance à se rassembler en peloton pour minimiser la résistance au vent et pour conserver de l’énergie jusqu’au dernier moment, en privilégiant l’effort à l’arrivée. Mais si les coureurs devancent le peloton en conservant un écart suffisamment important, il peut être difficile pour le groupe de cyclistes, à l’arrière, de revenir sur les coureurs en tête en fin de course.

« J’ai pensé que c’était la chance pour moi de garantir que je resterais devant », a expliqué Shapira, évoquant sa décision de rester en tête aux côtés de la Polonaise Anna Plichta et juste derrière l’Autrichienne Anna Kiesenhofer. Finalement, Kiesenhofer avait pris tellement d’avance qu’elle a non seulement remporté la médaille d’or, mais lorsque Annemiek Van Vleuten (Pays-Bas) a franchi à son tour la ligne d’arrivée, elle a cru avoir gagné la course. En revanche, Shapira et Plichta ont été rattrapées par l’important peloton qui était resté à l’arrière et elles se sont trouvées dans l’incapacité de conserver leur domination.

« Je suis passée devant sans avoir de tactique ou de plan, j’ai agi à l’instinct », a noté Shapira qui est restée en conservant un écart de plusieurs minutes avec le peloton pendant une grande partie de la course. « Ca a très bien fonctionné mais malheureusement je n’ai pas remporté de médaille. »

« Mais j’ai fait tout ce que j’ai pu », a-t-elle ajouté.

Pendant l’épreuve, a indiqué Shapira, « c’était comme dans toutes les autres compétitions », même si elle a dit être restée consciente de l’attention particulière portée à l’événement. « Je suis restée concentrée sur ma course », a-t-elle poursuivi.

L’Israélienne Omer Shapira lors de l’épreuve de course cycliste sur route des Jeux olympiques de Tokyo, le 25 juillet 2021. (Crédit : Amit Shissel/Israeli Olympic Committee)

Shapira a admis avoir commis une « erreur dans la gestion de mon alimentation » et n’avoir pas amené suffisamment de compresses de gel pour compenser les « milliers de calories » dépensées au cours de l’épreuve.

« J’aurais pu être plus prudente, en particulier au début de la course, et rester sur le frein pour conserver un peu plus d’énergie », a-t-elle reconnu. « Parfois, votre position vous monte à la tête et on se laisse emporter par l’adrénaline… C’est un sport qui réclame énormément de réflexion. »

À la fin de la course, « je n’ai pas eu la force, physiquement parlant, de combattre » lorsque le peloton est remonté, a dit Shapira. « Mais tout va bien, en fin de compte, tout est bien. »

Shapira espère que sa performance de dimanche – malgré l’absence de médaille – pourra donner envie aux femmes et aux petites filles israéliennes de pratiquer le cyclisme en compétition.

« C’est l’un des plus grands objectifs de ma présence ici », a-t-elle poursuivi. « Encourager, promouvoir le cyclisme en Israël et, en particulier, le cyclisme féminin. »

Elle a expliqué qu’il y avait « d’énormes possibilités d’améliorer encore » cette discipline au sein de l’État juif.

« Je pense que s’il ne doit y avoir qu’une seule petite fille qui m’a regardée et qui a commencé à penser à ce sport de manière différente…. alors ça en a valu la peine », a-t-elle poursuivi.

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