Kahlon quittera la coalition si le Premier ministre est inculpé
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Kahlon quittera la coalition si le Premier ministre est inculpé

Dans une interview, le ministre des Finances - dont le parti Koulanou est crucial pour l'actuel gouvernement - dit que Netanyahu démissionnera de lui-même s'il est inculpé

Le ministre des Finances, Moshe Kahlon, lors d'une conférence de presse au ministère des Finances à Jérusalem, le 8 janvier 2018. (Hadas Parush/Flash90)
Le ministre des Finances, Moshe Kahlon, lors d'une conférence de presse au ministère des Finances à Jérusalem, le 8 janvier 2018. (Hadas Parush/Flash90)

Le ministre des Finances, Moshe Kahlon, a déclaré jeudi que son parti ne resterait pas dans un gouvernement dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu si ce dernier était inculpé par le procureur général.

« Si un procès commence contre le Premier ministre, il ne sera pas en mesure de continuer », a déclaré Kahlon.

Interrogé sur la question de savoir si son parti quitterait le gouvernement si Netanyahu était inculpé, Kahlon a répondu : « Si le procureur général annonce qu’il a décidé de déposer un acte d’accusation contre le Premier ministre, ce dernier ne pourra pas continuer à servir. C’était ma réponse il y a trois mois et c’est ma réponse aujourd’hui dans le studio. »

Cependant, Kahlon a dit qu’il s’attendait à ce que Netanyahu démissionne de lui-même s’il était inculpé, ou sinon il serait expulsé par d’autres membres de la coalition.

« Si un procès commence contre le Premier ministre, il ne peut pas être au service du pays. Et vous savez… Il n’a pas besoin de moi pour ça. À mon avis, il va partir sinon les autres partis [le forceront] », a déclaré Kahlon.

L’interview complète sera diffusée sur Hadashot vendredi.

Si le parti Koulanou de Kahlon, qui compte 10 sièges à la Knesset, se retire de la coalition, le gouvernement perdrait sa majorité et amènerait le pays à des élections anticipées.

Le Premier ministre est suspect dans trois enquêtes de police.

Dans une enquête, connue sous le nom de Case 4000, Netanyahu est soupçonné d’avoir proposé une régulation bénéficiant au propriétaire de Bezeq, Shaul Elovitch, en échange d’une couverture positive sur le site d’information de Bezeq, Walla. Les fonctionnaires ont déclaré que les soupçons contre le Premier ministre sont plus graves dans ce cas que dans les deux autres affaires, 1000 et 2000, dans lesquelles la police avait recommandé qu’il soit inculpé pour fraude, abus de confiance et corruption.

Dans l’affaire 1000, Netanyahu et son épouse sont soupçonnés d’avoir reçu des cadeaux illicites de milliardaires bienfaiteurs, pour un montant d’environ un million de shekels de cigares et de champagne du producteur hollywoodien Arnon Milchan et du propriétaire australien James Packer, en échange de certaines faveurs.

L’affaire 2000 implique un accord illégal présumé entre Netanyahu et l’éditeur de journaux Yedioth Ahronoth, Arnon Mozes, dans lequel le Premier ministre aurait affaibli un quotidien rival, Israel Hayom, appartenant à Sheldon Adelson, en échange d’une couverture plus favorable du Yedioth.

Netanyahu n’a pas été désigné comme suspect dans une autre enquête, mais il y a eu des rapports de la police indiquant qu’elle envisageait de l’interroger sur l’affaire.

L’affaire 3000 concerne la corruption présumée dans l’achat de plusieurs milliards de shekels de sous-marins et d’autres navires de la marine à un constructeur naval allemand. Il y a des suspicions que des fonctionnaires aient été soudoyés pour influencer l’achat de quatre bateaux de patrouille et trois sous-marins Dolphin de ThyssenKrupp pour un montant total de 2 milliards d’euros, malgré l’opposition du ministère de la Défense.

Un certain nombre de proches collaborateurs de Netanyahu, y compris ses deux avocats personnels, ancien chef de cabinet, et ancien conseiller des médias ont été arrêtés ou interrogés dans les affaires.

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