La brigade hasmonéenne a bien organisé une cérémonie pour Yom HaZikaron
La cérémonie comprenait la récitation de la prière du Yizkor, l'allumage d'une flamme, la mise en berne du drapeau national et le chant de l'hymne national Hatikva
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

La brigade hasmonéenne de Tsahal, composée de soldats ultra-orthodoxes, a organisé lundi soir une cérémonie commémorative sur sa base d’entraînement située dans la vallée du Jourdain, malgré un article de presse affirmant que les soldats Haredi ne participeraient pas à un tel événement.
La cérémonie comprenait la récitation de la prière du Yizkor, l’allumage d’une flamme, la mise en berne du drapeau national et le chant de l’hymne national Hatikva, selon l’armée.
S’exprimant lors de la cérémonie, le colonel Shemer Raviv, commandant de la brigade hasmonéenne, a déclaré : « En ce jour, nous suspendons nos activités quotidiennes, nous inclinons la tête et nous nous unissons dans le souvenir des disparus, ceux qui ont donné leur vie pour que nous puissions vivre ici, sur cette terre, en sécurité. »
« Ce jour exprime le lien spirituel profond qui unit toutes les composantes de la nation, un jour où tout un peuple se rassemble autour d’un souvenir commun, d’une douleur partagée et d’une immense gratitude », a-t-il ajouté, selon un communiqué de l’armée.
Au Liban, où sont déployées des troupes de la brigade hasmonéenne, l’armée affirme que les cérémonies du Jour du Souvenir se sont déroulées « dans le cadre des opérations ».
La chaîne 13 avait précédemment rapporté que les soldats de cette unité ultra-orthodoxe ne participeraient pas aux commémorations du Jour du Souvenir ni de la Fête de l’Indépendance afin d’éviter toute exposition à des contenus sionistes, potentiellement inappropriés pour un public Haredi.
Lors d’une cérémonie distincte en mémoire des soldats ultra-orthodoxes israéliens tombés au combat, le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a comparé les morts de guerre du pays aux disciples du sage de la Mishna, Rabbi Akiva, au IIe siècle. La tradition veut que les disciples de ces derniers soient morts de la peste, mais certains commentateurs pensent qu’ils ont péri en combattant Rome lors de la révolte de Bar Kokhba.
« Le rabbin Akiva comptait 24 000 élèves, rejoints aujourd’hui par 25 648 étudiants. Des étudiants de la Torah et des étudiants de la bravoure », déclare Smotrich, faisant référence aux 25 648 personnes mortes au service de leur pays depuis 1860, année à partir de laquelle Israël, et avant lui la communauté juive de la région, a commencé à recenser ses soldats et défenseurs tombés au combat.
Des personnalités politiques ultra-orthodoxes affiliées au parti Shas, ainsi que l’ancien grand rabbin séfarade Shlomo Amar et le secrétaire du Cabinet Yossi Fuchs, ont également assisté à la cérémonie.
Dans un message publié sur X, le chef du Shas, Aryeh Deri, a déclaré : « J’allume une bougie et je prie pour le repos des âmes des soldats de Tsahal et des membres des forces de sécurité qui ont courageusement donné leur vie pour défendre la nation et la terre, ainsi que pour le repos des âmes des victimes du terrorisme assassinées au nom de Dieu. »
Deri a vivement critiqué les efforts visant à enrôler de force les hommes ultra-orthodoxes, faisant pression pour l’adoption d’une loi exemptant l’ensemble des étudiants de yeshivot du service militaire, malgré une pénurie de recrues persistante.
la Communauté du Times of Israël !







