La centrale électrique d’Eshkol vendue au secteur privé pour 12 milliards de shekels
La vente fait partie de la réforme du secteur de l'électricité pour stimuler la concurrence. Selon le ministre de l'Énergie, une partie des recettes fera baisser les prix
Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

Le groupe Eshkol Power ENergies, consortium privé formé de Dalia Power Energies et Taavura, a remporté l’appel d’offres pour l’achat de la centrale électrique d’Eshkol, à Ashdod, avec plus de 12 milliards de shekels.
La centrale électrique d’Eshkol, la plus grande du pays à fonctionner au gaz fossile et d’une capacité de 1 680 mégawatts, est vendue par le gouvernement israélien dans le cadre de la réforme du secteur de l’électricité annoncée en 2018.
La réforme a vocation à encourager des producteurs d’électricité indépendants à entrer sur le marché pour stimuler la concurrence au moment où la demande d’électricité augmente.
Il s’agit de la quatrième centrale électrique sur cinq vendue au secteur privé par l’entreprise publique Compagnie israélienne d’Electricité dans le cadre de la réforme.
L’offre de 12 375 425 555 NIS du groupe Eshkol Power ENergies a dépassé l’offre de 7 088 000 000 NIS soumise conjointement par OPC Energy, développeur et exploitant d’installations de production d’électricité en Israël et aux États-Unis, et le Noy Fund, fonds d’investissement israélien spécialisé dans les infrastructures et l’énergie.
Dalia Power Energies, qui fait partie du consortium gagnant, exploite la plus grande centrale électrique privée d’Israël, Dalia, à l’est de Kiryat Malachie dans le sud.
Selon son site Internet, il fournit près de 10% de l’électricité totale produite dans tout le pays et est alimenté par le gaz naturel du gisement offshore de Tamar.
Le PDG de la Compagnie israélienne d’Electricité , Meir Spiegler, a déclaré que la vente de la centrale électrique d’Eshkol contribuerait à « intensifier la concurrence dans le secteur de l’énergie et à réduire le coût de la vie de la population ».
« Pour la première fois en l’espace de 100 ans, la Compagnie israélienne d’Electricité cessera d’avoir le monopole de la production d’électricité, avec une part de marché réduite à environ 40 % de la production d’électricité », a précisé Spiegler.
Le ministre de l’Energie, Israel Katz, a qualifié la vente d’« historique », ajoutant qu’il avait l’intention d’utiliser une partie du produit de la vente pour faire baisser les prix de l’électricité et du coût de la vie.
« Nous sommes sur le point de devenir une puissance énergétique et les citoyens israéliens bénéficieront d’une énergie sûre, disponible et bon marché », a déclaré Katz.
La centrale électrique d’Eshkol, du nom du troisième Premier ministre israélien Levi Eshkol, est située dans la zone industrielle d’Ashdod, près du port, et a une superficie totale de quelque 470 000 mètres carrés.
Elle est la première à avoir été convertie pour produire de l’électricité avec du gaz fossile. Elle compte six unités de production, dont des turbines à gaz, auxquelles l’acheteur pourrait ajouter une nouvelle centrale au gaz naturel d’une capacité maximale de 850 mégawatts, a déclaré la Compagnie israélienne d’Electricité dans un communiqué.
En 2021, un consortium emmené par Edeltech Energy & Infrastructure et Shikun & Binui Energy avait remporté l’appel d’offres de la Compagnie israélienne d’Electricité pour la centrale électrique de Hagit pour 1,6 milliard de shekels.
La centrale électrique d’Alon Tavor a été vendue en décembre 2019 pour 1,9 milliard de shekels et la centrale électrique de Ramat Hovav, en juin 2020, pour 4,25 milliards de shekels.
Comme la vente de la centrale au gaz fossile de Reading à Tel Aviv, la cinquième centrale mise en vente attend toujours l’autorisation du gouvernement, a ajouté la Compagnie israélienne d’Electricité.







