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La classe politique israélienne salue la réélection d’Emmanuel Macron

Le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid a salué le président français comme un "véritable ami d'Israël"; de nombreux députés ont également exprimé leurs félicitations

Le président français Emmanuel Macron visite le mur Occidental dans la Vieille ville de Jérusalem, le 22 janvier 2020. (Crédit : Shlomi Cohen / Flash90)
Le président français Emmanuel Macron visite le mur Occidental dans la Vieille ville de Jérusalem, le 22 janvier 2020. (Crédit : Shlomi Cohen / Flash90)

Les politiciens israéliens ont salué la victoire du président français Emmanuel Macron sur sa rivale d’extrême droite Marine Le Pen lors des élections présidentielles du pays dimanche.

Écrivant en hébreu, en français et en anglais, le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid a qualifié le centriste Macron de « bon ami » et a partagé une photo des deux hommes s’embrassant.

« Le président Macron est un important leader à l’échelle mondiale et un véritable ami d’Israël. Nous continuerons à travailler ensemble pour renforcer la coopération entre nos pays », a écrit Lapid.

Le Premier ministre Naftali Bennett a également félicité Macron : « Sous votre direction, je n’ai aucun doute que les liens entre Israël et la France continueront à se renforcer. »

Le ministre de la Défense Benny Gantz a salué la victoire, qualifiant Macron de « leader audacieux au sein de la communauté internationale. »

La ministre de l’Intérieur Ayelet Shaked a tweeté ses « félicitations les plus chaleureuses » à Macron en français, ajoutant qu’elle espère continuer à favoriser les « belles relations » entre Paris et Jérusalem.

Le vice-ministre des Affaires étrangères Idan Roll a déclaré que la victoire de Macron augurait d’un « renforcement bienvenu des liens étroits entre les nations d’Israël et de France. »

Le ministre de la Santé et chef du parti de gauche Meretz, Nitzan Horowitz, a été encore plus effusif dans ses louanges pour le dirigeant français et a offert une critique tacite de sa rivale, Le Pen, qui dirige le parti d’extrême droite Rassemblement national.

Le président israélien Isaac Herzog, à droite, et le président français Emmanuel Macron, au centre, rencontrent le rabbin Yaakov Monsonego, à Toulouse, en France, le 20 mars 2022. (Crédit : Kobi Gideon / GPO)

« Des vœux chaleureux au président de la France Emmanuel Macron pour avoir remporté un second mandat de président. J’ai beaucoup d’estime pour son travail, et je suis évidemment heureux de la déroute qu’il a infligée à Marine Le Pen. C’est une bonne soirée pour la France, pour l’Europe et pour le monde », a tweeté M. Horowitz.

M. Macron a remporté 58,6 % des voix, contre 41,4 % pour Mme Le Pen. La marge de victoire est plus importante que ce qui avait été estimé, mais il s’agit également de la plus grande part de voix qu’un candidat d’extrême droite ait jamais reçue en France.

La victoire de Macron a été saluée par l’ensemble de l’échiquier politique israélien.

Le député Yomtob Kalfon, du parti Yamina, qui est né à Sarcelles, a félicité Macron sur Twitter en français et en hébreu. « J’espère que ce mandat se distinguera par des liens encore meilleurs entre [la France] et [Israël] », a-t-il écrit.

La députée Emilie Moatti, du parti travailliste de gauche, qui a vécu pendant plusieurs années en France, a seulement écrit dans un tweet : « Vive la France ! ». Elle avait offert son soutien public à Macron plus tôt dans la journée.

Le résultat, qui a été confirmé par les résultats officiels dans la nuit, a provoqué un immense soulagement en Europe après les craintes qu’une présidence Le Pen laisse le continent sans gouvernail après le Brexit et le départ de la chancelière allemande de longue date Angela Merkel.

Le Premier ministre italien Mario Draghi a qualifié la victoire de Macron de « grande nouvelle pour toute l’Europe ».

Le président de l’UE, Charles Michel, a déclaré que le bloc pouvait désormais « compter sur la France pour cinq années supplémentaires », tandis que la chef de la Commission, Ursula von der Leyen, l’a rapidement félicité en se disant « ravie de pouvoir poursuivre notre excellente coopération. »

Dans un discours combatif devant ses partisans à Paris, où elle a accepté le résultat mais n’a montré aucun signe d’abandon de la politique, Mme Le Pen, âgée de 53 ans, a déclaré qu’elle n’abandonnerait « jamais » les Français et qu’elle se préparait déjà aux élections législatives de juin.

« Le résultat obtenu représente une brillante victoire », a-t-elle déclaré sous les acclamations.

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