« La fête est finie », dit Liberman aux chefs du Hamas
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« La fête est finie », dit Liberman aux chefs du Hamas

Dans un tweet, le ministre de la Défense laisse entendre aux leaders du groupe terroriste de Gaza qu'Israël est prêt à la guerre suite aux violences frontalières

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, (au centre), le chef d'état-major de l'armée israélienne Gadi Eizenkot et des officiers supérieurs de Tsahal participent à un exercice simulant une guerre avec l'organisation terroriste Hezbollah implantée au Liban le 4 septembre 2018. (Ariel Hermoni / Ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, (au centre), le chef d'état-major de l'armée israélienne Gadi Eizenkot et des officiers supérieurs de Tsahal participent à un exercice simulant une guerre avec l'organisation terroriste Hezbollah implantée au Liban le 4 septembre 2018. (Ariel Hermoni / Ministère de la Défense)

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a signalé vendredi aux chefs du groupe terroriste du Hamas, à Gaza, qu’Israël était prêt à entrer en guerre alors que les militaires se sont préparés à une nouvelle journée de violence le long de la clôture de sécurité qui entoure l’enclave côtière.

Dans un tweet, Liberman a indiqué que l’État juif s’était retenu d’apporter une réponse dure aux émeutes nocturnes quasiment quotidiennes qui ont lieu sur la frontière afin d’empêcher un conflit d’ampleur pendant la période des grandes fêtes juives, qui ont commencé avec Rosh Hashana, le 9 septembre, et se sont achevées le 1er octobre, avec Simchat Torah.

« Nous avons traversé, exactement comme nous l’avions prévu, les grandes fêtes sans qu’il y ait de flambée de violences et en imposant un prix lourd aux émeutiers le long de la frontière avec Gaza », a dit Liberman, se référant aux personnes tuées et blessées par les soldats de l’armée israélienne pendant les affrontements.

« Les fêtes sont finies et je le dis aux dirigeants du Hamas : « Prenez cet élément en compte’, » a écrit le ministre de la Défense.

Vendredi matin, des tireurs isolés de l’armée israélienne, des tanks et des soldats de terrain se préparaient à prendre position le long de la frontière de sécurité en amont des manifestations violentes et des émeutes qui devraient avoir lieu dans l’après-midi.

Les membres du groupe terroriste du Jihad islamique palestinien, parrainé par l’Iran, défilent pendant une parade militaire à Gaza City, le 4 octobre 2018 (Crédit : Anas Baba/AFP PHOTO)

La nuit précédente, Liberman avait ordonné aux soldats israéliens de passer en état d’alerte élevée le long de la clôture de sécurité.

Le ministre de la Défense a donné pour instruction à l’armée de maintenir « un état de préparation maximum pour n’importe quel scénario », a indiqué son bureau.

Jeudi, l’armée a annoncé qu’elle avait décidé de déployer des soldats supplémentaires dans le secteur de Gaza. L’armée israélienne a également positionné un certain nombre de batteries de défense antiaériennes du Dôme de fer dans le sud, dans le cadre de ses préparations.

Photo d’illustration : Les soldats israéliens en position défensive près d’un talus situé à proximité de la frontière avec Gaza durant une manifestation palestinienne violente, le 27 juillet 2018 (Crédit : Armée israélienne)

« Il a été décidé d’envoyer un grand nombre de renforts dans les prochains jours au Commandement du sud et de continuer une politique déterminée visant à déjouer les attentats terroristes et à empêcher les infiltrations en Israël depuis la clôture de sécurité de la bande de Gaza », a expliqué l’armée dans un communiqué.

Les émeutes sur la frontière, intitulées « la grande marche du retour », se sont spectaculairement renforcées ces dernières semaines. Elles avaient commencé sous la forme de rassemblements hebdomadaires au mois de mars dernier et avaient duré tout l’été, avec toutefois quelques périodes d’accalmie, indicatrices de pourparlers indirects entre le groupe terroriste du Hamas et Israël sur la mise en place d’un cessez-le-feu.

Lorsque ces négociations se sont trouvées dans l’impasse, le Hamas a renforcé le rythme des émeutes et des manifestations contre Israël, créant de nouvelles unités chargées de prolonger les tensions le long de la frontière pendant la nuit et aux premières heures du jour.

Ces émeutes nocturnes, au cours desquelles des Palestiniens jettent régulièrement des grenades et des explosifs improvisés en direction des soldats et commettent des attaques incendiaires aériennes perpétrées à l’aide de ballons transportant des combustibles, menacent de faire éclater un nouveau conflit d’ampleur entre le Hamas et l’armée israélienne à Gaza.

« L’armée est préparée et prête à répondre à une grande variété de scénarios et elle considère le groupe terroriste du Hamas comme responsable de tout ce qui se passe dans la bande de Gaza », ont noté les militaires.

Un homme utilise un lance-pierre alors que des Palestiniens manifestent au poste frontière d’Erez avec Israël dans le nord de la bande de Gaza, le 3 octobre 2018. (AFP PHOTO / Said KHATIB)

Les responsables de l’armée israélienne ont averti de manière répétée: la situation à Gaza risque plus probablement de s’enflammer davantage que de se calmer. Ils ont toutefois remarqué récemment que le Hamas paraît se préparer activement à un conflit limité avec Israël.

Pour sa part, le conseil régional d’Eshkol a indiqué dans une lettre aux résidents : « Chaque jour et chaque nuit, nous sommes exposés aux explosions et aux ballons incendiaires qui continuent à être envoyés dans notre secteur, et à la fumée épaisse et âcre qui émane des pneus brûlés à proximité de la frontière ».

La lettre continue en disant que « dans nos conversations avec les personnalités politiques et militaires, nous demandons de mettre un terme aux émeutes et aux incidents qui surviennent à proximité de nos communautés et nous soutenons l’armée israélienne dans toutes les actions qui seront nécessaires pour y parvenir ».

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