La France veut accroître son aide à l’armée libanaise
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La France veut accroître son aide à l’armée libanaise

Michel Aoun, le président libanais, est en France pour la première visite d'état du quinquennat ; Emmanuel Macron a évoqué le “lourd tribut” payé par l'armée libanaise contre l'EI

Le président libanais Michel Aoun, à gauche, reçu par son homologue français Emmanuel Macron à l'Elysée, à Paris, le 25 septembre 2017. (Crédit : Michel Euler/Pool/AFP)
Le président libanais Michel Aoun, à gauche, reçu par son homologue français Emmanuel Macron à l'Elysée, à Paris, le 25 septembre 2017. (Crédit : Michel Euler/Pool/AFP)

La France veut organiser pour le Liban une conférence internationale d’aide à l’armée, ainsi qu’une conférence des investisseurs, a déclaré lundi Emmanuel Macron en recevant pour une visite d’Etat son homologue libanais Michel Aoun.

Paris veut « répondre aux besoins des forces libanaises en partageant son savoir-faire en matière de déminage et de lutte anti-terroriste, avec l’ouverture en octobre au Liban d’une école de déminage humanitaire, l’envoi d’experts, et en mobilisant ses partenaires autour d’une conférence de soutien à l’armée libanaise, avec l’Italie et l’ONU », a déclaré le chef de l’Etat.

« L’armée libanaise paie un lourd tribut » pour son combat contre le groupe Etat islamique et son engagement vis-à-vis des populations, « et doit être aidée davantage », a-t-il dit.

La France veut accroître son aide à l’armée libanaise depuis la suspension par l’Arabie Saoudite en 2016 d’un programme d’aide saoudien de 2,2 milliards d’euros qui prévoyait la livraison d’équipements militaires français, en signe de protestation contre la « mainmise » du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, pro-iranien, anti-saoudien et allié du gouvernement Aoun, sur le gouvernement (blindés, hélicoptères, canons…).

Le président libanais Michel Aoun devant l'Arc de Triomphe, à Paris, le 25 septembre 2017. (Crédit: Denis Allard/Pool/AFP)
Le président libanais Michel Aoun devant l’Arc de Triomphe, à Paris, le 25 septembre 2017. (Crédit: Denis Allard/Pool/AFP)

Comme il l’avait déjà déclaré en recevant en septembre le Premier ministre Saad Hariri, Emmanuel Macron a annoncé vouloir organiser une conférence d’investisseurs internationaux pour aider le Liban.

Il a aussi accepté l’invitation de Michel Aoun de se rendre au Liban au printemps 2018.

« La France a besoin d’un Etat fort au Liban », a-t-il ajouté, précisant vouloir associer le Liban à son initiative de « groupe de contact » pour trouver une solution politique en Syrie et régler la crise des réfugiés.

Il a également dit vouloir développer « la francophonie et la francophilie » au Liban en dressant une « feuille de route » qui sera signée à Beyrouth lors de sa visite.

Michel Aoun a appelé l’ONU à aider « dès maintenant » au retour des réfugiés syriens dans leur pays, sachant que le Liban en a accueilli 1,5 million. Il a été reçu lundi en tête à tête par Macron à l’Elysée, où un dîner en son honneur a été donné. Ce chrétien maronite aura auparavant inauguré l’exposition consacrée aux « Chrétiens d’Orient, 2 000 ans d’histoire » à l’Institut du monde arabe.

Mardi, il sera reçu par le Premier ministre Edouard Philippe et le chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian, puis rencontrera l’importante communauté libanaise de France. Des rencontres avec les présidents des deux assemblées et la maire de Paris sont également au programme.

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