« La guérison est un autre combat » : l’ex-otage Evyatar David dit souffrir de TSPT
Libéré après plus de deux ans de captivité à Gaza, le jeune homme de 25 ans évoque ses flashbacks et lance un appel aux dons pour financer sa réadaptation
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L’ancien otage Evyatar David, qui a passé plus de deux ans en captivité aux mains du groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza, a révélé mercredi souffrir d’un syndrome de stress post-traumatique (TSPT), qui le replonge par moments dans les tunnels et dans le combat quotidien qu’il y a mené pour survivre.
Sur les réseaux sociaux, il a appelé le public à soutenir la campagne de financement participatif (lien en hébreu) lancée par ses proches afin de l’aider à financer son parcours de réadaptation.
Aux côtés de son ami proche, Guy Gilboa-Dalal, lui aussi ancien otage, David, qui s’est très peu exprimé publiquement depuis sa libération en octobre 2025, reviendra ce soir, dans l’émission Uvda sur N12, sur une partie du calvaire qu’il a vécu en captivité.
Pour beaucoup, David reste associé à la vidéo de propagande diffusée par le Hamas dans laquelle on le voit, amaigri, contraint de creuser ce qu’il croyait être sa propre tombe.
« Après plus de deux ans de captivité, j’étais sûr qu’après tout ce que j’avais traversé, rien ne serait au-delà de mes capacités », écrit David sur les réseaux sociaux.
« Je suis allé danser au Nova [festival], et en un instant, ma vie a basculé. J’ai été enlevé et enfermé dans un tunnel sombre, et mes seules préoccupations étaient de survivre un jour de plus, puis encore un jour, puis encore un, jusqu’à ce que je rentre chez moi », raconte-t-il.
« Dans les moments où j’étais sur le point de m’effondrer, ce qui m’a permis de tenir le coup, c’étaient les pensées de mes parents, de ma famille, de mes amis, et l’espoir que personne ne m’abandonnerait », se souvient David.
« À mon retour, j’ai reçu plus d’amour qu’on ne peut l’imaginer. Des gens que je ne connaissais pas m’ont dit qu’ils avaient prié pour que je revienne », poursuit-il. « Après tout ce que j’ai vu là-bas, la Nation d’Israël m’a rappelé qu’il y a aussi du bien dans le monde. »
« Mais petit à petit, j’ai compris que tout ne redevient pas normal, même une fois rentré chez soi. Je souffre de TSPT et de flashbacks. Par moments, alors même que je me trouve en sécurité, entouré de ceux que j’aime, mon esprit retourne encore là-bas. J’ai compris que survivre à la captivité est une chose, mais que la réadaptation complète en est une autre », écrit le jeune homme de 25 ans.
« Je n’écris pas cela pour susciter la pitié. J’écris parce que je veux remporter ce combat aussi. Mon rêve est de me rétablir, de me marier, de fonder une famille et de retrouver une vie véritablement normale. Mais le chemin sera long, et mes proches ont lancé une campagne de financement participatif afin que je puisse me consacrer pleinement à ma guérison », explique-t-il, en appelant chacun à faire un don et à partager la campagne.
« Encore une fois, merci de vous battre pour moi. »
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