Israël en guerre - Jour 195

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La Knesset accorde un mois de plus d’embargo à une société d’oléoducs, les Finances voulaient 4 ans

L'embargo de communication concerne une société publique très controversée, responsable d'un partenariat pétrolier avec l'Iran du Shah

Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Le barrage pétrolier de l'Europe Asia Pipeline Company à Eilat, conçu pour attraper toute éventuelle marée noire avant qu'elle ne se répande plus largement dans la mer. (Crédit : Autorisation de l'EAPC)
Le barrage pétrolier de l'Europe Asia Pipeline Company à Eilat, conçu pour attraper toute éventuelle marée noire avant qu'elle ne se répande plus largement dans la mer. (Crédit : Autorisation de l'EAPC)

La commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset a rejeté la demande du ministère des Finances de prolonger de quatre ans l’embargo de communication sur un polémique conglomérat spécialisé dans les infrastructures pétrolières appartenant à l’État.

La commission, présidée par le député du Likud Yuli Edelstein, a donné son accord pour une prorogation d’un mois de cette loi d’embargo. On ignore à ce stade ce qui va adviendra par la suite.

Plus de 380 objections ont été déposées contre la demande du ministère des Finances. Il y a de cela un peu plus d’un an, cette même commission avait refusé d’accéder à une demande de prorogation de cinq ans, se limitant à un an.

L’Europe Asia Pipeline Company – plus connue sous son ancien nom d’Eilat Ashkelon Pipeline Company – est la plus connue des trois sociétés d’État créées par Israël il y a de cela des dizaines d’années dans le cadre d’un partenariat secret avec l’Iran, alors sous la conduite du shah. Il est en activité depuis 1968.

Jusqu’à la Révolution islamique de 1979 et la rupture des relations bilatérales, Israël faisait discrètement venir du pétrole iranien à Eilat, sur la mer Rouge, et le transportait par voie terrestre jusqu’à Ashkelon, sur la Méditerranée, d’où il pouvait être expédié vers l’Europe. Une partie du pétrole a également été utilisée par Israël.

Aujourd’hui, Israël utilise toujours ses propres pipelines terrestres pour transporter du pétrole entre l’Europe et l’Extrême-Orient. L’EAPC s’est attiré les foudres de nombreux environnementalistes pour son bien piètre bilan.

En 2014, la société a été responsable de la plus grande catastrophe environnementale d’Israël lorsque cinq millions de litres de pétrole brut se sont échappés d’un oléoduc avarié lui appartenant, causant de considérables dégâts dans le désert d’Arava et à la réserve naturelle d’Evrona, dans le sud du pays.

Prenant le prétexte d’un nécessaire secret, le ministère des Finances se refuse à expliquer les motifs pour lesquels elle sollicite ces prorogations. Un de ses porte-paroles a d’ailleurs déclaré : « En raison de la confidentialité attachée à ce sujet, il ne m’est pas possible de vous répondre. »

L’EAPC n’a pas souhaité faire de commentaire.

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