La Knesset rejette le projet de loi de Gantz sur le cabinet de sécurité
"Le cabinet de sécurité n'est pas apte à gérer la sécurité d'Israël", a affirmé le chef du parti Kakhol lavan
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La Knesset a rejeté un projet de loi de l’opposition visant à réglementer le cabinet de sécurité. Une proposition portée par Benny Gantz, président du parti HaMahane HaMamlahti-Kakhol lavan et virulent critique du cabinet actuel, qu’il accuse d’être incompétent et sujet aux fuites.
Gantz, s’adressant à l’assemblée plénière, a déclaré que lorsqu’il était chef d’état-major de l’armée israélienne, il avait « reçu pour instruction de ne partager aucune information avec les membres du cabinet, car nous savions qu’elles seraient divulguées ».
Il a également affirmé avoir été témoin, alors qu’il siégeait au cabinet de sécurité après le pogrom commis par le Hamas, le 7 octobre 2023, de la divulgation d’informations par un autre membre de l’instance, au beau milieu d’une réunion.
« J’ai vu et entendu l’un des principaux ministres parler fort alors qu’il était au téléphone, décrivant ce qui se passait dans la salle qui était pourtant fermée, alors que la discussion n’était même pas encore terminée, divulguant en temps réel tout ce qui se produisait dans la pièce », a indiqué Gantz, sans nommer le ministre.
Selon Gantz, « l’appartenance au cabinet est devenue un avantage », ajoutant se souvenir de débats au sein du cabinet qui impliquaient plus de 50 participants. « Les discussions s’éternisent, il n’y a aucun moyen d’empêcher les fuites, et la capacité à écouter les professionnels et à prendre des décisions importantes est compromise », a-t-il poursuivi.
« Les gouvernements israéliens nuisent à la sécurité du pays au profit d’emplois et d’honneurs. Voilà où nous en sommes », a-t-il déploré, soulignant que « le cabinet de sécurité n’est pas apte à gérer la sécurité d’Israël ».
Aux termes de la loi, seuls six membres du Comité ministériel pour les affaires de sécurité nationale, plus communément appelé cabinet de sécurité, sont légalement tenus d’y siéger. Le cabinet, cependant, compte actuellement 11 membres officiels, en plus de plusieurs autres ministres et invités qui y assistent régulièrement.
Le projet de loi de Gantz avait pour objectif de réduire la taille de cet organe, ainsi que d’exclure ceux qui n’ont pas servi dans l’armée ou effectué leur service national, comme c’est le cas du ministre de la Sécurité intérieure Itamar Ben Gvir.
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