Israël en guerre - Jour 151

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La mère de l’otage du Hamas Orion Hernandez Radoux appelle à « un cessez-le-feu »

Marie-Pascale Radoux demande aussi au Hamas de "prendre soin de mon fils, parce qu'il avait des fragilités physiques"

Marie-Pascale Radoux, dont le fils franco-mexicain Orion Hernandez Radoux, 32 ans, est l'un des 132 otages détenus à Gaza depuis les attaques du 7 octobre du Hamas dans le sud d'Israël, en interview avec l'AFP à son domicile de Labastide-Saint-Georges, près de Toulouse (sud-ouest), le 8 janvier 2024. (Crédit : Ed JONES / AFP)
Marie-Pascale Radoux, dont le fils franco-mexicain Orion Hernandez Radoux, 32 ans, est l'un des 132 otages détenus à Gaza depuis les attaques du 7 octobre du Hamas dans le sud d'Israël, en interview avec l'AFP à son domicile de Labastide-Saint-Georges, près de Toulouse (sud-ouest), le 8 janvier 2024. (Crédit : Ed JONES / AFP)

Voilà trois mois que le fils de Marie-Pascale Radoux est aux mains du Hamas. Orion, Franco-Mexicain de 32 ans, figure parmi les quelque 132 otages, dont quatre ressortissants français, encore retenus dans la bande de Gaza depuis l’attaque meurtrière du 7 octobre perpétrée par le groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas.

Sa mère, peintre installée à Labastide-Saint-George (Tarn), près de Toulouse, après avoir vécu 25 ans au Mexique, en appelle aujourd’hui au gouvernement israélien et au Hamas : elle appelle à un « un cessez-le-feu, ou au moins une trêve, pour pouvoir libérer les otages ».

« Pour les otages, pour les civils, pour les enfants, pour les familles, pour tous ces centaines et centaines de gens innocents, il faut qu’il y ait un cessez-le-feu », déclare-t-elle lors d’un entretien avec l’AFP.

« C’est ce qu’on demande (au Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu », précise-t-elle avant d’ajouter, inquiète. « Et je demande aussi au Hamas de prendre soin de mon fils, parce qu’il avait des fragilités physiques. »

Colère et cauchemars

Le pire, raconte cette femme de 62 ans, c’est l’absence de signes de vie, l’angoisse de ne pas savoir et l’interminable attente.

« Dernièrement, effectivement, mon anxiété s’est amplifiée. Je vais de moins en moins bien parce que… » Elle hésite, serre autour d’elle son châle bleu-vert comme pour se protéger du monde extérieur: « Il n’y a pas de mots pour expliquer ce qu’on peut ressentir, (…) de la colère à la tristesse, à l’anxiété, à l’angoisse, aux cauchemars ».

Le 7 octobre, Orion Hernandez Radoux assiste au festival de musique Tribe of Nova, dans le sud d’Israël, lorsque les terroristes du Hamas attaquent.

Orion Hernandez Radoux, à droite, photographié ici avec sa petite amie, Shani Louk, a été pris en otage par des terroristes du Hamas lors de la rave dans le désert Supernova, le 7 octobre 2023 (Autorisation)

Ils tueront environ 1 140 personnes, essentiellement des civils, selon un décompte de l’AFP à partir du bilan israélien.

Avec deux amis, Orion Hernandez Radoux tente de fuir. Mais il est intercepté par les terroristes et emmené à Gaza, où il serait captif. « Serait » au conditionnel, car même s’il fait partie des otages dénombrés par les autorités israéliennes, sa mère n’a jamais eu de preuve qu’il soit encore en vie.

Seul espoir auquel se raccrocher : un appel du Hamas, reçu par des amis du jeune homme, « pour dire qu’il allait bien, qu’on ne s’inquiète pas, qu’il était avec eux et qu’ils ne le maltraiteraient pas ».

« Terrible »

A peine rassurée, Marie-Pascale Radoux se mobilise alors, remue ciel et terre, et tente tout pour essayer de localiser son fils, le faire libérer ou au moins s’assurer qu’il est toujours vivant.

Marie-Pascale Radoux, dont le fils franco-mexicain Orion Hernandez Radoux, 32 ans, est l’un des 132 otages détenus à Gaza depuis les attaques du 7 octobre du Hamas dans le sud d’Israël, en interview avec l’AFP à son domicile de Labastide-Saint-Georges, près de Toulouse (sud-ouest), le 8 janvier 2024. (Crédit : Ed JONES / AFP)

« Tant que je sais que chaque jour je peux faire quelque chose pour lui, ça me maintient de pied (hispanisme pour « debout », ndlr). Les jours où il ne se passe rien, c’est terrible », dit-elle d’une voix fluette qui parfois se brise. « L’hyperactivité nous permet de ne pas sombrer dans l’angoisse et l’anxiété. »

Elle en oublie de peindre. La toile qu’elle était en train de retoucher, un loup sur fond noir, l’attend dans la buanderie qui lui sert d’atelier. Elle ne trouve plus le temps, pourtant consciente que « la peinture, (…) ça permet de survivre à ces moments-là ».

Parfois, elle se surprend à parler de son fils à l’imparfait, avant de se reprendre : « C’est parce que ça fait déjà tellement longtemps. »

Tous les « messages pleins d’espoir » reçus de la part des nombreux amis de son fils sont du baume au cœur. « Ça aide de savoir qu’il y a autant de gens qui attendent et qui souhaitent son retour. »

Car « plus le temps est long, plus ça devient compliqué, et surtout les gens peuvent oublier qu’il y a des otages », dit-elle. « Donc nous on fera tout pour qu’on ne les oublie pas! »

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