La police recommande de clore l’enquête sur la juge en lien avec Sara Netanyahu
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La police recommande de clore l’enquête sur la juge en lien avec Sara Netanyahu

Selon les enquêteurs, les preuves ne montrent pas que Hilal Gerstel a fait clore une enquête pour fraude contre Sara Netanyahu en échange de l'offre du poste de procureur-général

La juge à la retraite  Hila Gerstel lors d'une réunion de la commission de la Constitution, du droit et de la Justice à la Knesset, le 27 janvier 2016 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
La juge à la retraite Hila Gerstel lors d'une réunion de la commission de la Constitution, du droit et de la Justice à la Knesset, le 27 janvier 2016 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les enquêteurs de police ont recommandé jeudi la clôture, pour manque de preuves, de l’enquête pour pot-de-vin lancée contre une ancienne magistrate et liée à un dossier criminel impliquant Sara Netanyahu.

Les enquêteurs ont estimé que les éléments qui avaient motivé l’enquête initiale contre l’ancienne juge de district Hila Gerstel – dans le cadre d’un dossier intitulé « l’Affaire 1 270 » – étaient finalement défaillants.

« Le dossier a été ouvert après que des informations ont été portées à la connaissance de la police israélienne, et appuyés par des éléments, qui laissaient suggérer qu’à la fin de l’année 2015, la magistrate Hila Gerstel s’était fait offrir par Eli Kamir et Nir Hefetz l’avancement de sa nomination au poste de procureur général – en échange de son engagement à mettre un terme à un dossier en cours à ce moment-là. Les deux hommes voulaient ainsi favoriser sa candidature au poste », avait fait savoir la police dans un communiqué.

Le dossier que Gerstel était soupçonnée de vouloir clore était une enquête consacrée à un détournement de fonds publics présumés de la part de Sara Netanyahu, épouse du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Le communiqué a ajouté que « les conclusions de l’enquête ont mené à des bilans différents de ceux qui semblaient indiquer les informations et les éléments initiaux ».

L’enquête sur Gerstel avait été pour la toute première fois rapportée au mois de février quand les médias avaient expliqué que la police s’intéressait à des affirmations spécifiant que Hefetz, ancien porte-parole de la famille et Kamir, conseiller médias, avaient offert de nommer Gerstel au poste de procureur-général si elle abandonnait l’enquête sur Sara Netanyahu. Le Premier ministre, qui n’a jamais été soupçonné dans ce dossier, avait indiqué à ce moment-là qu’il pensait qu’il était hautement improbable que Hefetz ait jamais avancé une telle idée.

Sara Netanyahu, épouse du Premier ministre Benjamin Netanyahu, le 22 janvier 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Citant des sources proches du dossier, des médias, dès le mois de mai, avaient laissé entendre que l’interrogatoire de police de Gerstel avait blanchi Kamir de tout soupçon.

Le dossier contre Sara Netanyahu s’était, pour sa part, transformé en inculpation officielle au mois de septembre quand le procureur-général Avichai Mandelblit avait informé Netanyahu de son intention de l’accuser de fraude pour le détournement présumé d’environ 360 000 shekels de fonds publics à son usage personnel, avec l’intention d’éviter le paiement de dépenses personnelles.

L’inculpation avait également désigné Ezra Saidoff, ancien vice-directeur-général du bureau du Premier ministre, comme accusé dans le même dossier.

Les accusations sont liées à l’usage de fonds publics pour payer des repas privés commandés par la résidence du Premier ministre.

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