La première dose de Pfizer réduirait les infections de 50 % à 14 jours – Données
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La première dose de Pfizer réduirait les infections de 50 % à 14 jours – Données

Les études sur les Israéliens vaccinés donnent des infos en temps réel sur l'efficacité du produit; 17% des cas graves seraient néanmoins des personnes ayant reçu la première dose

Une employée de la Kupat Holim Maccabi présente un flacon du vaccin Pfizer contre la COVID-19. (Yossi Aloni/Flash90)
Une employée de la Kupat Holim Maccabi présente un flacon du vaccin Pfizer contre la COVID-19. (Yossi Aloni/Flash90)

Les premières données de la campagne de vaccination en Israël montrent que le vaccin Pfizer contre le coronavirus réduit les infections d’environ
50 % quatorze jours après l’injection de la première des deux doses nécessaires, a commenté une haute-responsable du ministère de la Santé, mardi, alors que le nombre de cas graves et de contaminations quotidiennes et le chiffre du total des cas actifs atteignent des records sans précédent dans le pays.

Sharon Alroy-Preis, à la tête du département de la Santé publique au sein du ministère de la Santé, a déclaré à la Douzième chaîne que ces informations étaient préliminaires et qu’elles se basaient sur les résultats des tests de dépistage au coronavirus parmi les personnes ayant été vaccinées et les autres.

D’autres données, quelques peu différentes, ont été révélées mardi soir par les caisses de santé. La Treizième chaîne a indiqué que selon les chiffres qui ont été diffusés par la Clalit, la plus importante caisse médicale au sein de l’Etat juif, la contamination au coronavirus chutait de 33 % quatorze jours après la vaccination. D’autres chiffres enregistrés par la Maccabi ont montré que le vaccin réduisait de 60 % les risques d’infection, deux semaines après l’administration de la première dose de vaccin.

Chaque caisse médicale a compilé les données issues d’environ 400 000 patients pris en charge (800 000 au total).

L’origine des différences enregistrées entre les études reste indéterminée.

Alors que les essais de Phase 3 de Pfizer avaient englobé environ 40 000 personnes et au vu de la campagne de vaccination israélienne, dont l’ampleur est unique dans le monde, les informations recueillies pourraient être certaines des meilleures indications, sur le terrain, de l’efficacité du vaccin.

Sharon Alroy-Preis. (Autorisation)

Le vaccin ne devrait néanmoins protéger totalement les personnes vaccinées qu’une semaine après l’injection de la seconde dose du produit, un processus qui a commencé cette semaine au sein de l’Etat juif.

Avec la seconde dose, l’immunité devrait atteindre les 95 % après environ une semaine.

Alroy-Preis a souligné que les données n’étaient pas suffisantes pour conclure que le vaccin empêchait la transmission du virus, dans la mesure où les médecins estiment qu’un malade peut propager le virus auprès des autres pendant une courte période si ce dernier s’est installé dans la cavité nasale – et même s’il n’a pas infecté le corps au point d’entraîner un résultat positif au test de dépistage.

Plus tôt, Alroy-Preis avait expliqué que presque un cinquième des plus de 1 000 personnes ayant développé une forme grave de la COVID-19 avaient reçu leur première dose de vaccin Pfizer – soulignant la nécessité de continuer à se protéger après la première injection.

« Aujourd’hui, 17 % des cas graves, soit 180 cas, sont des personnes qui avaient reçu leur première dose de vaccin », a-t-elle déclaré aux journalistes.

Des soignants en tenue de protection dans le service coronavirus du centre médical Ziv dans la ville de Safed, le 7 octobre 2020. (Crédit : David Cohen / Flash90)

Alroy-Preis a également exprimé son inquiétude face aux taux d’infections dans le pays qui atteignent un niveau record. Il y a aujourd’hui presque
10 000 nouveaux cas quotidiens de coronavirus en Israël.

« Jamais nous n’avions connu un tel chiffre », a-t-elle ajouté, disant que la variante britannique du virus, qui est plus contagieuse et qui se serait répandue dans tout le pays, a sûrement tenu un rôle dans la multiplication importante du nombre de cas graves.

Elle a expliqué qu’Israël devrait probablement prolonger son confinement national, mais elle a noté la présence de signes initiaux qui semblent dorénavant montrer que la hausse du taux d’infection commencerait à ralentir.

Alroy-Preis a déclaré que 73 % des Israéliens de plus de 70 ans ou présentant des facteurs de risque ont d’ores et déjà été vaccinés – ils ont reçu au moins la première dose. Elle a précisé que les vaccinations étaient plus lentes dans les communautés arabes et ultra-orthodoxes.

Les derniers chiffres sur le nombre total des vaccinations qui ont été rendus publics par les responsables de la Santé indiquent que 1 930 330 personnes – soit environ 20 % de la population – ont été vaccinées, même si le Premier ministre Benjamin Netanyahu a organisé une cérémonie, mardi, pour fêter le 2 000 000e Israélien vacciné.

Des sources et des experts du ministère de la Santé ont été cités par des médias d’information variés, ces derniers jours, disant que la sortie du confinement strict imposé au pays, vendredi dernier, prendrait probablement du temps, qu’elle serait graduelle et qu’elle dépendrait du taux de vaccination et de la tendance constatée dans le nombre de cas graves de COVID-19.

Le confinement actuel – qui devrait expirer le 21 janvier – devrait certainement être prolongé, ont noté les sources.

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