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La profondeur de la foi d’Elvis explorée dans un livre à paraître

Le demi-frère de la star, Billy Stanley, explique en quoi la religion était une source de réconfort pour le king, qui avait des origines juives

Une salutation de Rosh Hashanah représentant Elvis Presley sur une photo des années 1960, fabriquée en Israël dans les années1970. (Crédit : avec l'aimable autorisation du Musée d'Israël) 
Une salutation de Rosh Hashanah représentant Elvis Presley sur une photo des années 1960, fabriquée en Israël dans les années1970. (Crédit : avec l'aimable autorisation du Musée d'Israël) 

Bien que des spéculations aient longtemps couvé sur la judéité d’Elvis Presley, l’ouvrage que lui consacre aujourd’hui son demi-frère lève le voile sur la profonde foi chrétienne de la star.

Billy Stanley y déclare que le roi du rock priait en silence avant chaque concert, indiquait samedi The Observer, citant une interview donnée par l’auteur de The Faith of Elvis [La foi d’Elvis]

« Quand nous le voyions incliner la tête, c’était évident », explique Stanley. « Cela durait une quinzaine de secondes environ. »

Stanley dit avoir un jour demandé à Elvis pourquoi il priait et le chanteur lui aurait confié : « Cela me calme, et je veux que Dieu m’aide à bénir ce concert, pour qu’il soit vraiment bien. »

« Il se tournait toujours vers Dieu quand il avait besoin d’aide », se souvient Stanley.

Il décrit Elvis comme une sorte de guide spirituel, pour lui et ses frères, précisant que la superstar ne les accompagnait jamais à l’église, de crainte d’attirer l’attention.

La tombe d’Elvis Presley à Graceland, la maison de Presley à Memphis, Tennessee, le 8 janvier 2010 (Crédit : AP Photo/Mark Humphrey)

À la mort de la mère d’Elvis, Gladys, son père, Vernon, a épousé Dee, déjà mère de trois fils – Billy, Ricky et David – qui se sont tous installés à Graceland en 1960.

Elvis était particulièrement proche de sa mère, décédée d’une insuffisance cardiaque en 1958 à l’âge de 46 ans.

La pierre tombale de Gladys a ravivé la controverse et les doutes sur la judéité d’Elvis lorsqu’elle a été exposée à Graceland après avoir été cachée dans un entrepôt pendant des décennies.

Bien que Gladys ait d’abord été enterrée dans un cimetière public de Memphis, comme son fils l’a été plus tard, leurs dépouilles ont finalement été transférées à Graceland, suite à une tentative de vol du corps d’Elvis.

La pierre tombale de Gladys avait été retirée, puis rétablie en 2018.

La pierre, conçue par Elvis lui-même, comporte une croix dans un coin et une étoile de David dans l’autre coin. Elle se trouve dans le jardin de la méditation de Graceland, devant le manoir, à quelques mètres de la tombe d’Elvis. Une pancarte évoque la « judéité de Gladys ».

Dans la mesure où le judaïsme est matrilinéaire, si Gladys était juive, Elvis l’était aussi.

L’arrière-arrière-grand-mère maternelle d’Elvis était une femme juive nommée Nancy Burdine. On sait peu de choses sur elle, mais on pense que sa famille a immigré en Amérique de ce qui est aujourd’hui la Lituanie, au moment de la Révolution américaine. Selon Ancestry.com, Burdine serait née dans le Mississippi en 1826 et morte en 1887.

L’arrière-petite-fille de Burdine, Gladys Love Smith, a épousé Vernon Presley en 1933. Deux ans plus tard, elle donnait naissance à Elvis à Tupelo, Mississippi. La famille a déménagé à Memphis quand Elvis avait 13 ans.

Angie Marchese, vice-présidente des archives et des expositions de Graceland, a déclaré l’année dernière dans une interview que « le judaïsme a été d’un grand réconfort [pour Elvis] alors qu’il cherchait des réponses » au moment du décès [de Gladys].

Gladys Love Presley, mère du chanteur de rock’n roll Elvis Presley, en 1957. (Crédit : Photo AP)

Il y a d’autres preuves de la judéité d’Elvis que ce seul symbole sur une pierre tombale. Il a généreusement donné, au fil des ans, à un grand nombre d’organisations juives, dont le Memphis Jewish Community Center, qui l’a honoré d’une plaque visible à Graceland aujourd’hui. La bibliothèque personnelle d’Elvis comprenait d’ailleurs plusieurs livres sur le judaïsme et l’histoire juive.

Au cours des dernières années de sa vie, Elvis a souvent été photographié avec des colliers portant l’étoile de David et le mot hébreu « chai », qui signifie vie.

Le collier chai est conservé dans une armoire à Graceland à côté des clés de la célèbre Cadillac rose de 1955 du chanteur.

Elvis, qui ne faisait jamais dans la demi-mesure, a voulu un collier avec 17 diamants. Il s’est offert le bijou en 1976, un an avant sa mort.

« Il faisait souvent la blague : ‘Je ne voudrais pas que l’on me refuse l’entrée au ciel pour une question technique’ », confie Marchese. « Il portait donc une étoile de David, un chai et une croix. Il voulait avoir toutes ses chances. »

Finalement, sa pierre tombale est seulement ornée d’une croix.

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