La rencontre avec Poutine a été « vraiment positive » pour Israël, selon Trump
Rechercher

La rencontre avec Poutine a été « vraiment positive » pour Israël, selon Trump

Le président américain a déclaré à Fox que son homologue russe est un "grand fan" de l'Etat juif et de Netanyahu, sans donner plus de détails

Le président américain Donald Trump, à gauche, et le président russe Vladimir Poutine échangent une poignée de main après une conférence de presse au palais présidentiel finlandais à Helsinki, le 16 juillet 2018 (Crédit : AFP PHOTO / Brendan Smialowski
Le président américain Donald Trump, à gauche, et le président russe Vladimir Poutine échangent une poignée de main après une conférence de presse au palais présidentiel finlandais à Helsinki, le 16 juillet 2018 (Crédit : AFP PHOTO / Brendan Smialowski

Le président américain Donald Trump a estimé que son sommet, lundi, avec le président russe Vladimir Poutine avait été positif pour Israël, semblant faire référence aux initiatives de retrait des soldats soutenus par l’Iran de la frontière syrienne du Golan.

Trump a également expliqué que Poutine était un fort soutien du Premier ministre Benjamin Netanyahu mais il n’a donné aucun détail sur les sujets discutés en lien avec Israël lors de cette rencontre à Helsinki, où la présence iranienne en Syrie devait être l’un des principaux sujets de conversation abordés entre les deux leaders.

« Nous en sommes arrivés à un grand nombre de conclusions positives. Une conclusion très positive pour Israël. Quelque chose de très fort », a indiqué Trump à Fox News, sans entrer dans les détails.

Trump a expliqué que Poutine « croit en Israël ».

« C’est un fan de Bibi », a-t-il dit, utilisant le surnom donné à Netanyahu. « Il l’a vraiment beaucoup aidé et il l’aidera beaucoup, ce qui est une bonne chose pour nous tous ».

Le président russe Vladimir Poutine avec Benjamin Netanyahu, au Kremlin à Moscou le 11 juillet 2018. (Crédit : AFP/ Pool/Yuri Kadobnov)

Netanyahu a effectué un déplacement à Moscou la semaine dernière pour évoquer l’enracinement iranien en Syrie avec Poutine, et il a également abordé le sujet lors d’un entretien téléphonique avec Trump. L’Etat juif tente d’amener la Russie à soutenir le retrait des milices appuyées par l’Iran à une distance aussi éloignée que possible de la frontière sur le plateau du Golan.

Lors d’une conférence de presse conjointe organisée dans la journée de lundi aux côtés du président russe, Trump a déclaré que Moscou « aimerait faire certaines choses avec la Syrie en lien avec la sécurité d’Israël… Nous souhaitons absolument travailler pour aider Israël et Israël travaillera avec nous. Et les deux pays travaillent donc conjointement [dans cet objectif]. »

Trump a ajouté que « créer les conditions nécessaires à la sécurité d’Israël est quelque chose que Poutine et moi-même aimerions beaucoup réaliser ».

Poutine a déclaré lors de cette conférence qu’au cours de cette rencontre en tête-à-tête « très réussie », Trump avait particulièrement souligné la nécessité de maintenir la sécurité de l’Etat juif.

Il a ajouté que lui et l’Américain avaient convenu de sécuriser la frontière israélienne avec la Syrie conformément à l’accord de désengagement signé en 1974 après la guerre de Yom Kippour.

Lorsque les forces terroristes seront éradiquées dans le sud et dans l’ouest de la Syrie, a dit Poutine, « la situation sur le plateau du Golan devra redevenir similaire à ce qu’elle était après l’accord de 1974 qui a établi les termes du désengagement des forces entre Israël et la Syrie ».

Dans un communiqué émis après la conférence de presse de lundi, Netanyahu a remercié les deux leaders pour leur engagement en faveur de la sécurité d’Israël.

Il a salué Trump, disant que « l’amitié entre Israël et les Etats-Unis n’a jamais été aussi forte ».

Netanyahu « apprécie grandement la coordination sécuritaire entre Israël et la Russie et la position claire qui a été exprimée par le président Poutine concernant la nécessité de maintenir l’accord de séparation des forces de 1974 entre Israël et la Syrie », a continué le communiqué.

Une photo prise depuis le plateau du Golan israélien montre des rebelles syriens aux côtés d’un tank et d’un canon d’artillerie à proximité de la frontière, dans la province de Quneitra, dans le sud-est de la Syrie, alors que les forces gouvernementales mènent l’assaut, le 16 juillet 2018 (Crédit : AFP Photo/Jalaa Marey)

La Russie s’est alliée à l’Iran pour soutenir le président syrien Bashar el-Assad durant la guerre civile qui agite le pays depuis sept ans. Le Kremlin a également continué à soutenir l’accord sur le nucléaire avec l’Iran malgré le retrait de Trump de ce pacte au mois de mai.

Trump a expliqué que la Russie soutenait encore l’accord sur le nucléaire parce que le pays fait des affaires avec le régime de Téhéran et que la convention est donc dans l’intérêt de Moscou, mais que l’Iran connaissait des troubles.

« Ce n’est bon ni pour nous, ni pour le monde, mais il y a des émeutes dans toutes les villes », a noté Trump devant les caméras de Fox News.

« L’inflation est galopante, elle dépasse le plafond. Et nous ne voulons blesser personne mais ce régime ne laissera jamais savoir à la population que nous sommes derrière elle à 100 % », a-t-il ajouté.

« Il y a de grosses manifestations dans tout le pays, probablement plus importantes que cela n’a jamais été le cas auparavant. Et des batailles ont eu lieu depuis que j’ai quitté l’accord, alors on verra », a-t-il continué.

L’AFP a contribué à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...