La Russie met en garde l’Iran sur sa volonté de détruire Israël
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La Russie met en garde l’Iran sur sa volonté de détruire Israël

Dans le même temps, Lavrov reproche à Israël et aux États-Unis d'avoir adopté une "position anti-iranienne"

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov prononce un discours lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, le 17 février 2018, à Munich, en Allemagne. (AFP Photo/Thomas Kienzle)
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov prononce un discours lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, le 17 février 2018, à Munich, en Allemagne. (AFP Photo/Thomas Kienzle)

La Russie a réprimandé Téhéran lundi pour les appels lancés par les dirigeants iraniens visant à détruire Israël, marquant ainsi une rare critique de l’allié de Moscou dans la guerre civile syrienne.

« Nous avons maintes fois déclaré que nous n’accepterions pas les déclarations selon lesquelles Israël, en tant qu’État sioniste, devrait être détruit et rayé de la carte. Je pense que c’est une mauvaise façon de promouvoir ses propres intérêts », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov, à l’agence de presse nationale TASS, lors d’une conférence à Moscou.

De hauts dirigeants iraniens, dont le Guide suprême l’Ayatollah Ali Khamanei, ont souvent appelé à la destruction de l’État juif.

Plus récemment, Qassem Soleimani, le général du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, chargé de superviser l’activité militaire iranienne au Liban, en Syrie et en Irak, a menacé la semaine dernière d’ « exterminer » Israël.

Le commandant des forces Al-Qods des Gardiens de la Révolution islamique, Qassem Soleimani (Crédit : YouTube/BBC Newsnight)

Comme la Russie, l’Iran se bat en Syrie au nom du régime du président syrien Bachar Assad.

Israël a pressé la Russie de freiner l’expansion militaire de l’Iran en Syrie, tout en menaçant de prendre des mesures directes contre la République islamique d’Iran si elle n’est pas maîtrisée.

Tout en réprimandant l’Iran, Lavrov a critiqué Israël et les Etats-Unis pour avoir vu « tout problème régional à travers le prisme de la lutte contre l’Iran », comme au Yémen, où Téhéran soutient les rebelles chiites Houthi.

Le ministre russe des Affaires étrangères a également affirmé que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par le président américain Donald Trump était « largement motivée par cette attitude anti-iranienne ».

L’annonce de Trump a été critiquée à l’époque par Lavrov et le président russe Vladimir Poutine, qui a déclaré qu’elle pourrait « anéantir les perspectives » d’un accord de paix israélo-palestinien.

La Russie a reconnu Jérusalem-Ouest comme la capitale d’Israël en avril. Trump a souligné dans sa déclaration du 6 décembre qu’il ne prenait pas position sur les dernières frontières de la ville.

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