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La sœur de Solomon Tekah autorisée à s’installer en Israël

"C'est la moindre des choses que nous puissions faire pour apaiser la douleur et les souffrances de la famille", a dit le ministre après l'arrivée de la jeune femme

Le ministre de l'Agriculture Uri Ariel, à droite, et l'ancien député Avraham Neguise, à gauche, accueillent Meseret Warika et ses deux fils en Israël (Autorisation)
Le ministre de l'Agriculture Uri Ariel, à droite, et l'ancien député Avraham Neguise, à gauche, accueillent Meseret Warika et ses deux fils en Israël (Autorisation)

La soeur de Solomon Tekah, un adolescent israélien d’origine éthiopienne tué par un agent de police hors-service il y a trois mois, a été autorisée à immigrer au sein de l’Etat juif. Elle est arrivée dimanche dans le pays.

Meseret Warika et ses deux jeunes fils ont été accueillis à l’aéroport Ben Gourion par le ministre de l’Agriculture Uri Ariel qui a indiqué qu’il avait aidé à faciliter son immigration.

Ariel a expliqué dans une publication, sur Facebook, qu’il avait été aidé dans les procédures d’immigration de Warika par le ministère de l’Intérieur et par l’ancien député Avraham Neguise.

Worka et Wbjig Tekah tiennent une photo de leur fils Solomon Tekah, 19 ans, qui a été tué par un policier hors-service le 1er juillet 2019 à leur domicile de la ville israélienne de Haïfa, le 3 juillet 2019. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

« C’est la moindre des choses que nous puissions faire pour apaiser la douleur et les souffrances de la famille », a-t-il écrit.

« En tant que personnalité ayant œuvré en faveur de la communauté juive éthiopienne et de son voyage vers l’Etat juif depuis presque 35 ans, c’est une occasion émouvante et joyeuse pour moi et pour la famille Tekah », a-t-il ajouté. « Malgré les circonstances tragiques, je suis certain que l’arrivée de Masrat et de ses enfants aidera à la famille à s’unir et à trouver de la force. J’ai l’espoir que bientôt, nous pourrons voir ici le reste de la communauté juive qui se trouve en Ethiopie et qui attend de faire son Alyah ».

Des milliers de familles éthiopiennes qui sont encore séparées alors que le gouvernement doit allouer les fonds nécessaires pour permettre la venue d’environ 8000 Juifs éthiopiens au sein de l’Etat juif.

La majorité d’entre eux sont des Juifs pratiquants qui ont des membres de leurs familles qui vivent d’ores et déjà en Israël.

Mais Israël ne les considère pas comme Juifs sous les termes de la loi religieuse juive, ce qui implique que leur venue exige une approbation particulière. Ils sont les descendants de Juifs éthiopiens qui avaient été convertis par la force au christianisme il y a un siècle, et le gouvernement israélien considère leur venue en Israël sous l’angle de la « réunification familiale » plutôt que sous celui de l’Alyah – ou immigration juive. Les familles clament faire l’objet de discrimination.

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