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La Syrie et l’Irak veulent renforcer leur coopération, notamment dans l’énergie

Avec la guerre au Moyen-Orient et le verrouillage du détroit d'Ormuz, l'Irak a commencé à exporter des quantités limitées de son pétrole via la Syrie, au moyen de camions-citernes

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Shaibani, s'exprimant lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Moyen-Orient au siège de l'ONU, à New York, le 25 avril 2025. (Crédit : Angela Weiss/AFP)
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Shaibani, s'exprimant lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Moyen-Orient au siège de l'ONU, à New York, le 25 avril 2025. (Crédit : Angela Weiss/AFP)

La Syrie et l’Irak ont dit lundi vouloir renforcer leur coopération dans plusieurs domaines, dont l’énergie, lors de la première visite du chef de la diplomatie irakienne à Damas depuis la chute de Bashar al-Assad fin 2024.

Fouad Hussein, ministre irakien des Affaires étrangères, et son homologue syrien, Assaad al-Shaibani, ont discuté « de la manière de renforcer les relations bilatérales entre les deux pays et de développer la coopération dans plusieurs domaines », selon une déclaration commune publiée lundi soir.

Les deux pays voisins ont en outre décidé d’établir une commission conjointe pour traiter « des secteurs de l’énergie, de l’agriculture, de l’eau, des transports et des passages de frontières », selon la même source.

Les deux ministres ont également abordé « des mécanismes de transit de produits énergétiques et un projet de restauration de l’oléoduc reliant l’Irak à la Syrie », fermé depuis des décennies.

Lors de cette visite, la première d’un responsable irakien d’aussi haut rang en Syrie depuis le renversement d’Assad, Hussein a également rencontré le président Ahmed al-Sharaa, selon des médias d’État syriens.

Les précédents gouvernements irakiens entretenaient des liens étroits avec le pouvoir d’Assad, comme eux, proche de l’Iran. Bagdad avait d’abord gardé ses distances avec Sharaa, un ancien jihadiste. Mais l’Irak souhaite désormais renouer avec ce voisin avec lequel il partage plus de 600 kilomètres de frontière.

Shaibani s’était rendu à Bagdad dès mars 2025.

Avec la guerre au Moyen-Orient et le verrouillage du stratégique détroit d’Ormuz, l’Irak a notamment commencé à exporter des quantités limitées de son pétrole via la Syrie, au moyen de camions-citernes.

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