Israël en guerre - Jour 138

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La trêve aurait été rompue après le refus du Hamas de libérer plus de femmes otages

Selon un officiel israélien, le Hamas ne veut plus libérer les femmes encore en captivité car il ne souhaite pas qu'elles s'expriment sur ce qu'elles ont vécu le 7 octobre et en captivité

Illustration : Un terroriste du Hamas montant la garde alors qu'un véhicule de la Croix-Rouge transporte des otages qui viennent d'être libérés des geôles du Hamas, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 28 novembre 2023. (Crédit : AFP)
Illustration : Un terroriste du Hamas montant la garde alors qu'un véhicule de la Croix-Rouge transporte des otages qui viennent d'être libérés des geôles du Hamas, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 28 novembre 2023. (Crédit : AFP)

La trêve temporaire entre Israël et le Hamas a été rompue, cette semaine, après le refus opposé par le groupe terroriste palestinien à la tête de Gaza de libérer dix nouvelles otages, ont indiqué des responsables israéliens dans la journée de vendredi. Il aurait cherché, à la place, à relâcher des captifs enlevés le 7 octobre qui n’appartenaient pas aux catégories prédéterminées dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu, ont-ils ajouté.

Les dispositions de l’accord, qui avait été négocié par le Qatar, prévoyaient que le Hamas libérerait d’abord toutes les femmes et les enfants détenus à Gaza et que l’État juif consentirait à une pause dans les combats de neuf jours au maximum, a fait savoir le site d’information Walla qui a cité trois officiels israéliens.

La pause a duré sept jours. Elle avait commencé vendredi dernier, le 24 novembre, avec la libération d’un premier groupe d’otages qui étaient revenus sur le sol israélien après environ 50 jours de captivité. Elle s’est terminée vendredi en tout début de matinée, avec la reprise de la guerre. Pendant la trêve, 105 civils ont été libérés des geôles des factions terroristes – notamment 81 Israéliens, 23 citoyens thaïlandais et un ressortissant philippin – en échange de la remise en liberté de 210 prisonniers palestiniens, femmes et mineurs, qui avaient été incarcérés en Israël pour atteinte à la sécurité nationale. Dans le cadre de l’accord, Israël avait permis également un afflux de l’aide humanitaire dans la bande.

La pause dans les combats avait été la première en presque huit semaines de guerre – une guerre qui avait commencé suite à l’attaque commise le 7 octobre dans les communautés du sud d’Israël par le Hamas. Des milliers d’hommes armés du groupe terroriste avaient tué 1 200 personnes, des civils en majorité, et enlevé 240 personnes qui avaient été ramenées à Gaza.

Avant le huitième jour de la trêve, le Hamas a été dans l’incapacité de présenter une liste d’otages à libérer qu’Israël aurait considéré comme acceptable à l’échéance stipulée dans l’accord, choisissant de transmettre un message à l’État juif, par le biais de ses intermédiaires qataris et égyptiens, disant qu’il était prêt à libérer des hommes. Le groupe terroriste a aussi proposé, à cette occasion, de remettre à Israël les dépouilles des captifs qui, a-t-il fait savoir, étaient morts en captivité.

Israël a alors répondu que le pays savait que le groupe terroriste avait encore 17 femmes et deux enfants dans ses geôles et, parmi eux, le plus jeune de tous les otages – Kfir Bibas — qui est âgé de seulement dix mois, et qu’il n’était pas question d’évoquer la remise en liberté des autres catégories d’otages avant le retour de toutes les femmes et de tous les enfants sur le sol israélien.

Des manifestants appellent à la libération de la famille Bibas, dont les membres sont retenus en otages dans la bande de Gaza par le groupe terroriste du Hamas, à Tel Aviv, le 28 novembre 2023. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le Hamas devait libérer Kfir Bibas, Ariel Bibas, 4 ans et leur mère Shiri Bibas, 32 ans, cette semaine – et le groupe terroriste a violé l’accord de trêve courant sur plusieurs jours lorsqu’il a échoué à les relâcher, a affirmé l’armée israélienne. Le père, Yarden Bibas, âgé de 34 ans, avait aussi été enlevé le 7 octobre et il est retenu en otage dans un lieu différent. Le Hamas a affirmé que la mère et les deux petits enfants étaient morts et il a diffusé une vidéo de propagande montrant le père demandant que sa famille soit rapatriée sur le sol israélien pour être inhumée. Tsahal a déclaré, cette semaine, qu’elle avait informé les proches de la famille qu’une enquête avait été ouverte sur les allégations « cruelles et inhumaines » du Hamas, fustigeant « la campagne de terrorisme psychologique » infligée par l’organisation au pouvoir dans la bande de Gaza.

Le chef du Mossad, David Barnea, avait averti le Hamas par le biais d’intermédiaires, dans la nuit de jeudi à vendredi, que les soldats reprendraient les combats en l’absence de la libération d’un nouveau groupe de femmes et d’enfants dans la journée de vendredi.

Barnea s’est souvent rendu au Qatar, pendant la trêve, pour s’y entretenir avec les négociateurs et avec les intermédiaires qui ont été impliqués dans l’accord.

Le Hamas a riposté à la mise en garde israélienne en tirant une roquette en direction du sol israélien environ une heure avant l’expiration de la trêve, vendredi à sept heures du matin.

Les États-Unis ont apporté leur soutien à Israël en pointant du doigt le Hamas – le secrétaire d’État américain disant que le groupe terroriste « a commencé à tirer des roquettes avant la fin de la pause et… il est revenu sur la promesse qu’il avait faite concernant la remise en liberté de certains otages ».

Osama Hamdan, haut-responsable du Hamas, a lui déclaré à Al Arabiya qu’Israël était responsable de l’effondrement du cessez-le-feu temporaire, affirmant que Jérusalem avait cherché à inclure des soldates dans la liste des otages à relâcher et qu’il avait refusé toutes les autres propositions soumises par le groupe terroriste.

Deux officiels israéliens ont confirmé au site d’information Walla que le Hamas était conscient de l’importance représentée par les femmes qui restent actuellement en captivité et qu’il tentait ainsi de les garder plus longtemps avec pour espoir d’obtenir davantage de la part d’Israël lors de leur libération.

L’Israélienne Noa Argamani kidnappée par un terroriste du Hamas dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023. (Capture d’écran : used in accordance with clause 27a of the copyright law)

Un autre responsable israélien a dit à Walla que le Hamas ne voulait pas remettre en liberté les autres femmes parce qu’il ne souhaitait pas qu’elles évoquent publiquement ce qu’elles ont vécu le 7 octobre et pendant leur captivité.

Les officiels israéliens ont confié au site d’information que les pourparlers sur une reprise du cessez-le-feu allaient continuer, même pendant les combats en cours.

Ils ont indiqué qu’Israël se prépare à exercer des pressions militaires significatives sur le Hamas – des pressions qui, pense l’État juif, forceront le groupe terroriste à relâcher un plus grand nombre de captifs comme cela avait été le cas, pensent-ils, avant la trêve.

Au moins 136 personnes seraient encore détenues à Gaza. Plus d’une centaine sont des hommes, des civils et des militaires, en plus des femmes et de deux enfants. La vaste majorité d’entre elles sont de nationalité israélienne. Onze sont des ressortissants étrangers avec notamment huit Thaïlandais.

De plus, quatre otages avaient été libérées au début de la guerre et une soldate avait été secourue. Les corps sans vie de trois Israéliens enlevés par le Hamas avaient été trouvés pendant les opérations militaires israéliennes à Gaza.

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