La victime du viol présumé déclare que les suspects étaient ivres et violents
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La victime du viol présumé déclare que les suspects étaient ivres et violents

Jeudi, les 12 suspects israéliens ont vu leur détention à Chypre être prolongée pour 8 jours supplémentaires, des échantillons d'ADN ont été prélevés et leurs téléphones confisqués

Capture d'écran d'une vidéo des suspects israéliens dans l'affaire présumée d'un viol collectif d'une touriste britannique à Chypre qui est emmené pour une audience de mise en détention à un tribunal chypriote, le 18 juillet 2019. (Walla)
Capture d'écran d'une vidéo des suspects israéliens dans l'affaire présumée d'un viol collectif d'une touriste britannique à Chypre qui est emmené pour une audience de mise en détention à un tribunal chypriote, le 18 juillet 2019. (Walla)

La victime d’un viol collectif présumé par un groupe de douze jeunes Israéliens à Chypre aurait affirmé aux enquêteurs locaux que les suspects étaient ivres et qu’ils l’ont frappée lors de l’agression.

La touriste britannique de 19 ans a déclaré qu’elle avait fait connaissance avec plusieurs des suspects et établi une relation avec eux. Elle est arrivée à leur chambre d’hôtel autour de minuit la nuit de l’incident, a annoncé la Treizième chaîne jeudi.

La femme a dit que ses souvenirs de l’événement étaient flous, mais que vers une heure du matin, elle s’est souvenue d’avoir été violée par quelques suspects, dont certains qu’elle n’avait jamais rencontrés. Certains portaient des préservatifs, d’autres non, a-t-elle déclaré, ajoutant qu’ils l’ont blessée sur tout le corps durant l’agression et qu’ils étaient ivres.

La femme avait auparavant reconnu qu’elle avait fait la connaissance d’un des suspects dans les jours qui ont précédé le viol présumé et qu’elle avait eu une relation sexuelle avec lui à plusieurs reprises.

Le suspect principal et la victime avaient discuté sur Instagram pendant plusieurs jours avant l’attaque présumée, selon un reportage de la Douzième chaîne qui incluait des captures d’écran tirées d’une conversation qui montrait que le suspect avait flirté avec la femme et lui avait demandé de venir dans sa chambre d’hôtel.

Un proche de la jeune femme britannique a dit qu’elle avait déjà accusé des hommes de viol collectif au Royaume-Uni et qu’elle avait reçu des compensations, a déclaré la Douzième chaîne d’information. L’information n’a pas pu être immédiatement confirmée.

En réaction, le maire de la ville balnéaire du sud-est d’Ayia Napa, où le viol présumé a eu lieu, a déclaré qu’il introduirait une législation pour contrôler et réduire la consommation d’alcool et le tapage dans la ville, selon le site local d’information Omega Live.

Les douze suspects, dont certains sont mineurs, ont été arrêtés à Chypre mercredi sur la suspicion de viol collectif et ont été entendus lors d’une audience en vue d’une détention jeudi. Les arrestations sont intervenues après que la femme a déposé une plainte à la police.

Yossef Wurmbrand, un responsable de l’ambassade israélienne, a affirmé que les âges des suspects allaient de 15 à 18 ans, que l’ambassade suivait l’affaire de près et qu’elle se tenait prête à soutenir les suspects et leurs proches.

Jeudi, des échantillons d’ADN ont été prélevés sur les suspects et leurs téléphones ont été confisqués – ils auraient peut-être filmé l’attaque présumée. Les résultats des tests ADN doivent arriver dans une semaine, a annoncé le diffuseur public Kan.

Alors que neuf des jeunes impliqués démentent avoir jamais rencontré leur accusatrice, trois ont admis qu’ils avaient eu un rapport sexuel avec elle mais avec son consentement, a déclaré un avocat des suspects aux médias. Jeudi, la police locale a mis la main sur une vidéo montrant un des suspects, qui avait nié connaître la femme, avoir un rapport sexuel avec elle, a annoncé la Douzième chaîne.

Jeudi, les douze suspects ont vu leur détention prolongée pour huit jours supplémentaires.

Le tribunal de Famagusta a constaté que la touriste britannique avait des égratignures sur ses extrémités inférieures. Selon les procureurs, il a été établi que les blessures ont été infligées délibérément, a annoncé le site d’information Ynet. La femme affirme que les suspects l’ont maintenue au sol en lui tenant les mains et qu’ils ont abusé d’elle, même si elle leur criait d’arrêter, a annoncé Kan.

Les parents et des avocats sont arrivés à Chypre pour être avec les suspects. Alors qu’ils arrivaient au tribunal, les suspects ont vu leurs parents et leur ont crié que la police locale les avait « maltraités » et qu’ils avaient été battus, a annoncé la chaîne publique Kan. Une vidéo montre les suspects être conduits dans un van par la police avec leurs visages recouverts de t-shirts, disant à des journalistes israéliens que la police les avait frappés.

« Aidez-nous à montrer la vérité, aidez-nous à montrer que nous avons raison », a déclaré l’un des suspects aux journalistes.

Des jeunes israéliens suspectés d’avoir violé une touriste britannique à Chypre. On les voit dans un van de la police le 18 juillet 2019. (Capture d’écran YouTube)

Des médias israéliens ont annoncé que certains des suspects devaient intégrer l’armée israélienne dans les prochains jours, y compris pour rejoindre des unités d’élite de combat.

« Des douze jeunes arrêtés, il y a trois suspects principaux », a déclaré l’avocat de la défense Nir Yaslovitzh à la Douzième chaîne d’information. « Neuf des suspects ont affirmé ne pas être impliqués et trois autres ont indiqué qu’ils ont eu une relation sexuelle avec elle, mais qu’elle était consentie. »

Il a affirmé que la police examinait les éléments disponibles, dont des images de caméras de surveillance.

L’avocat Yaniv Habari, qui représente lui-aussi les Israéliens détenus, a déclaré à la Treizième chaîne d’information : « Nous menons des efforts discrets pour faire libérer certains des jeunes. La police chypriote a compris que certains d’entre eux étaient mineurs, et la sensibilité de la question. »

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