L’AP songe à faire condamner les projets d’annexion d’Israël par l’AG de l’ONU
Rechercher

L’AP songe à faire condamner les projets d’annexion d’Israël par l’AG de l’ONU

Aucun projet de résolution de l'AG de l'ONU n'a encore circulé ; Israël est "prêt à défendre toute décision", a dit l'ambassadeur, condamnant le "terrorisme politique" de Ramallah

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas s'exprime lors de la 74e session de l'Assemblée générale au siège des Nations unies à New York, le 26 septembre 2019. (Timothy A. Clark/AFP)
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas s'exprime lors de la 74e session de l'Assemblée générale au siège des Nations unies à New York, le 26 septembre 2019. (Timothy A. Clark/AFP)

L’Autorité palestinienne (AP) envisage de faire condamner par l’Assemblée générale des Nations unies le projet d’Israël d’annexer unilatéralement des parties de la Cisjordanie, a déclaré samedi la mission de Jérusalem auprès de l’ONU à New York.

Ramallah prévoit de soumettre la résolution à un vote de l’Assemblée générale, où elle sera certainement adoptée à une majorité écrasante, avant même que le gouvernement israélien ne prenne des mesures actives pour appliquer sa souveraineté sur la vallée du Jourdain et toutes les implantations israéliennes en Cisjordanie, a déclaré la mission dans un communiqué.

« Bien que l’Assemblée générale ne se réunisse pas actuellement en raison de la pandémie de coronavirus, des résolutions spéciales et des procédures de vote peuvent toujours être organisées », selon la déclaration.

Les résolutions de l’Assemblée générale ne sont pas contraignantes.

Et toute résolution critique à l’égard d’Israël proposée au Conseil de sécurité serait vouée à l’échec en raison du veto américain quasi-certain.

Les précédentes annexions par Israël de Jérusalem-Est et du plateau du Golan, au début des années 1980, ont été déclarées nulles et non avenues par le Conseil de sécurité, mais les États-Unis sont sûrs de bloquer tout effort visant à censurer un mouvement israélien effectué conformément à la proposition de paix que la Maison Blanche a publiée en janvier, qui indique un feu vert pour l’annexion.

A la date de dimanche midi, aucun projet de résolution n’avait été transmis.

L’ambassadeur israélien aux Nations unies, Danny Danon, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité au siège des Nations unies, le 11 février 2020. (AP Photo/Seth Wenig)

« Autant que nécessaire, nous sommes prêts à défendre toute décision prise par le gouvernement israélien devant l’ONU, et à travailler avec nos amis du monde entier pour contrecarrer les initiatives hostiles », a déclaré l’ambassadeur sortant d’Israël auprès de l’ONU, Danny Danon.

« La solution au conflit passera par des négociations directes à Jérusalem et non par le terrorisme politique à New York. La communauté internationale doit savoir que la légitimation des provocations palestiniennes récompense le refus d’Abou Mazen de dialoguer avec Israël », a-t-il ajouté, utilisant le nom de guerre du président de l’AP Mahmoud Abbas.

Danon doit terminer son mandat de cinq ans en tant que principal envoyé d’Israël auprès des Nations unies. Il sera remplacé par Gilad Erdan, qui est actuellement ministre de la Coopération régionale, mais qui devrait devenir ambassadeur des Nations unies dès que le gouvernement aura officiellement confirmé sa nomination.

Selon l’accord de coalition entre le parti Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu et la liste Kakhol lavan du ministre de la Défense Benny Gantz, l’annexion de quelque 30 % de la Cisjordanie peut être soumise à un vote au sein du gouvernement ou de la Knesset dès le 1er juillet. Cependant, les responsables du Likud ont indiqué ces derniers jours que le processus pourrait être retardé de quelques jours ou semaines.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...