Lapid prêt à évacuer les implantations de la vallée du Jourdain pour la paix
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Lapid prêt à évacuer les implantations de la vallée du Jourdain pour la paix

Au cours de sa tournée, le président de Yesh Atid s'est prononcé en faveur d'une présence militaire permanente le long du Jourdain, mais pas pour le maintien des implantations

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

David Elhayani (à gauche), président du Conseil régional de la vallée du Jourdain, s'adresse au président de Yesh Atid, Yair Lapid, devant un belvédère au-dessus de la vallée du Jourdain, le 23 juillet 2018. (Autorisation)
David Elhayani (à gauche), président du Conseil régional de la vallée du Jourdain, s'adresse au président de Yesh Atid, Yair Lapid, devant un belvédère au-dessus de la vallée du Jourdain, le 23 juillet 2018. (Autorisation)

VALLEE DU JOURDAIN – Le président du parti Yesh Atid, Yair Lapid, a laissé ouverte la possibilité d’évacuer les implantations dans la partie cisjordanienne de la vallée du Jourdain dans le cadre d’un futur accord de paix.

M. Lapid, qui, selon les sondages, a les meilleures chances de vaincre le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors des prochaines élections, a déclaré à plusieurs reprises tout au long de sa tournée du conseil régional, lundi, que « la vallée du Jourdain resterait la frontière de sécurité de l’État d’Israël dans tout accord futur ».

Cependant, lorsqu’on lui a demandé s’il était favorable au maintien d’une présence civile le long de la vallée du Jourdain en plus d’une présence militaire, le député de l’opposition a donné une réponse plus nuancée.

« Ce n’est pas pour rien que j’ai dit qu’elle restera la frontière de sécurité. Chacun peut comprendre par lui-même ce que cela signifie », a-t-il expliqué.

Poussé à développer, Lapid a répondu qu’il ne souhaitait pas abattre ses cartes.

Yair Lapid (D) visite une exploitation d’ananas dans la vallée du Jourdain le 23 juillet 2018. (Autorisation)

« La grande erreur de la gauche israélienne au fil des générations a été sa volonté de toujours commencer les négociations en annonçant ce qu’elle abandonnera et ce qu’elle n’abandonnera pas », a expliqué le président de Yesh Atid, laissant toujours ouverte la possibilité d’évacuer les villages juifs de Cisjordanie entre la mer de Galilée et la mer Morte.

La réponse différait de celles qu’il avait données au sujet de Jérusalem, dont il a affirmé qu’elle resterait à jamais la capitale « unifiée » d’Israël, et sur le plateau du Golan, dont il soutenait qu’il continuerait à faire partie d’Israël sous n’importe quel accord.

Néanmoins, le président de Yesh Atid a offert son soutien indéfectible aux 21 villages israéliens du Conseil régional, félicitant les habitants pour leurs prouesses agricoles malgré les conditions climatiques difficiles de la vallée du Jourdain.

Au cours d’un entretien avec plusieurs dizaines de résidents de l’implantation de Tomer, les habitants ont souligné leurs relations amicales avec bon nombre de leurs voisins palestiniens qu’ils emploient. Ils ont expliqué à M. Lapid qu’une « paix économique » était plus réaliste que les autres solutions proposées par le gouvernement.

Alors que le député de l’opposition a reconnu l’importance des initiatives populaires qui améliorent les relations entre Israéliens et Palestiniens sur le terrain, il a déclaré qu’un programme élaboré par les dirigeants était également nécessaire et que celui qu’il soutient envisage que « Israël finira par se séparer des Palestiniens ».

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