“L’arme utilisée dans l’attaque de Tel Aviv avait été confisquée par la police”
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“L’arme utilisée dans l’attaque de Tel Aviv avait été confisquée par la police”

L’arme du meurtre, qui aurait été volée du coffre de Muhammad Milhem par son fils, le tueur présumé, avait été rendue à la famille il y a quelques semaines

Des soignants traitent les victimes de la fusillade de Tel Aviv, le 1er janvier 2016. (Crédit : Magen David Adom)
Des soignants traitent les victimes de la fusillade de Tel Aviv, le 1er janvier 2016. (Crédit : Magen David Adom)

L’arme utilisée par le tueur présumé Nashat Millhem dans la fusillade du 1er janvier rue Dizengoff à Tel Aviv avait été confisquée par la police et avait été rendue au père de Milhem il y a deux mois, selon un reportage télévisé.

Nashat Milhem aurait pris l’arme du coffre de la maison des Milhem à Arara, dans le nord d’Israël, avant qu’il ne parte pour mener l’attaque dans laquelle deux Israéliens ont été tués et plusieurs autres blessés.

L’arme avait été confisquée en 2014 par les officiers de la station de police d’Iron, dans le nord d’Israël, et avait été rendue à Muhammad Milhem il y a deux mois, selon la Deuxième chaîne. Elle était retenue par la police après une plainte déposée par un homme déclarant qu’il avait été menacé avec cette arme par un membre de la famille Milhem.

L’arme est une arme semi-automatique Falcon, qui est à peine disponible en Israël, selon la Deuxième chaîne. Un expert en armes a déclaré qu’il y en avait peut-être 10 comme ça dans le pays. Vendredi, l’arme avait été initialement mal identifiée comme un fusil Carl Gustav amélioré.

Muhammad Milhem travaille comme garde de sécurité, et est aussi policier volontaire.

Il a contacté la police locale vendredi après-midi après avoir vu les vidéos de sécurité de l’attaque de la rue Dizengoff, et reconnu son fils comme étant l’homme armé.

Samedi, il a appelé les forces de sécurité à arrêter son fils dès que possible, craignant qu’il ne frappe à nouveau.

« Ce qui est important pour moi maintenant est qu’ils retrouvent mon fils et qu’ils l’arrêtent, parce qu’il est toujours armé », aurait-il déclaré selon le site d’information Ynet. « Et comme il a déjà tué deux personnes, il peut en tuer plus. »

Il a ajouté : « Je suis inquiet et je veux entendre qu’il est entre les mains de la police. »

Le tireur de 29 ans est en fuite depuis l’attaque sur la très passante rue Dizengoff vendredi après-midi.

La police a appelé samedi les Israéliens à être ne alerte, et à reporter tout individu suspect à leurs yeux.

Des centaines de policiers, de gardes-frontières et d’autres membres des forces de l’ordre sont engagés dans une chasse à l’homme à la recherche du tueur.

Le père de Milhem a été interrogé par la police vendredi soir, et des ordinateurs et d’autres objets de la maison familiale ont été saisis par la police pour l’enquête sur l’attaque.

Un membre de sa famille serait détenu par la police.

Ahmed Milhem, membre de la famille, a déclaré que le suspect avait volé l’arme de son père d’un coffre de leur maison.

Il y avait une énorme présence policière devant la maison de la famille samedi.

Le père a déclaré samedi aux journalistes que « je suis un citoyen israélien, un citoyen qui obéit à la loi. J’ai entendu ce que mon fils a fait, et je suis désolé. Je ne l’ai pas élevé pour qu’il agisse ainsi. J’ai été voir la police et ai aidé les forces de sécurité. Je ne m’attendais pas à ce que mon fils fasse une telle chose. »

Il a exprimé ses condoléances aux familles des victimes, et ajouté qu’il espérait que les blessés se rétabliraient complètement.

Il a également déclaré que son fils avait des problèmes psychologiques.

Le conseil local du village d’Arara, où vit la famille du tireur, a publié samedi une forte condamnation de l’attaque.

« Le conseil et les villageois condamnent fermement la fusillade qui a eu lieu rue Dizengoff à Tel Aviv vendredi après-midi, et s’opposent fermement à tout acte de violence », est-il écrit dans le communiqué.

« Le conseil clarifie qu’il s’agit de l’action d’un homme et qu’il ne représente pas le village, et souligne que l’acte est étranger à notre culture et à la culture du village. »

« Le conseil et les villageois envoient leurs condoléances aux familles de ceux qui ont été tués, et souhaitent un bon rétablissement aux blessés », conclut le communiqué.

Le tueur avait effectué une peine de cinq ans de prison en 2007 après avoir attaqué un soldat avec un tournevis et essayé d’attraper son arme.

Ce crime, a rapporté la Deuxième chaîne vendredi, trouve son origine dans un incident de 2008, quand le cousin du tueur avait été tué par un policier israélien. Le cousin stockait des armes pour une attaque terroriste, pensait la police, et l’accord pour un raid sur la maison du cousin avait été donné. Le cousin avait effectivement des armes, et, pendant le déroulement du raid, a brandi un pistolet. Un policier, se pensant menacé, avait ouvert le feu sur le cousin et l’avait tué. Le département d’enquête interne de la police avait enquêté sur le crime, et avait conclu à un cas d’homicide involontaire contre le policier. Mais l’affaire avait été mal préparée, selon le reportage télévisé, et la cour du district de Haïfa l’avait renvoyée. A la suite de ces évènements, selon la Deuxième chaîne, le tueur de Tel Aviv avait cherché à venger la mort de son cousin, et c’est pourquoi il avait attaqué le soldat.

Un membre de la famille du suspect, Sami Milhem, qui a également été son avocat, a déclaré vendredi que le tueur « n’était pas sain d’esprit. »

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