L’armée dit avoir endommagé un couvent dans le sud-Liban, pas avoir rasé le site
L'armée souligne que le Hezbollah a tiré des roquettes depuis ce site et publie une photo du bâtiment intact ; l'Église catholique au Liban nie que le complexe ait été utilisé par le groupe terroriste
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

L’armée israélienne a admis samedi avoir causé des dégâts à un couvent catholique dans le sud du Liban alors qu’elle s’efforçait de détruire des infrastructures du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, mais a nié avoir « démoli » le site à l’aide de bulldozers.
Selon Tsahal, lors d’opérations menées dans le village frontalier de Yaroun, les soldats ont endommagé un bâtiment qui « ne présentait aucun signe extérieur indiquant qu’il s’agissait d’un édifice religieux ».
« Après avoir identifié des signes religieux dans le complexe, les troupes ont agi pour éviter d’autres dégâts », a indiqué l’armée, publiant des photos montrant le bâtiment intact.
Tsahal a souligné que le Hezbollah avait utilisé ce complexe pour lancer des roquettes « à plusieurs reprises » pendant la guerre, « raison pour laquelle les troupes y ont mené des opérations, dans le but de détruire les infrastructures terroristes de l’organisation ».
« Tsahal veille à ne détruire que les infrastructures terroristes et n’a aucune intention de porter atteinte aux édifices religieux », a ajouté l’armée.
Selon Gladys Sabbagh, supérieure générale des Sœurs salvatoriennes basiliennes, le couvent est un petit complexe qui abritait seulement deux religieuses, parties en raison de la guerre. Il comprenait auparavant une école et un dispensaire.
Sabbagh a déclaré avoir « entendu dire » que le couvent « avait été détruit à l’aide de bulldozers ».
Dans son propre communiqué, le ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré : « Les allégations selon lesquelles un monastère à Yaroun, dans le sud du Liban, aurait été “démoli” sont fausses. Le site est intact et sûr. »
L’Église catholique au Liban a rejeté les allégations selon lesquelles le complexe aurait été utilisé à des fins terroristes.
« Nous sommes contre toutes les pratiques visant les lieux de culte et les églises. Ce sont des lieux destinés à répandre la paix, l’amour et l’éducation », a assuré le révérend Abdo Abou Kassem, directeur du Centre catholique d’information.
« Ce ne sont pas des bases militaires. »
Cet incident survient deux semaines après qu’un soldat a brisé une statue de Jésus dans le village de Debel, entraînant une condamnation internationale.
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