L’armée lance des tirs de semonce sur une cellule de ballons incendiaires à Gaza
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L’armée lance des tirs de semonce sur une cellule de ballons incendiaires à Gaza

45 roquettes tirées ont été tirées depuis Gaza lors d'une nuit de tirs intenses entre Israël et le Hamas

  • Un démineur déterre une roquette tirée depuis Gaza qui est tombée dans l'une des localités de la région d'Eshkol, près d'un jardin d'enfants, le 20 juin 2018 (Crédit : Région d'Eshkol)
    Un démineur déterre une roquette tirée depuis Gaza qui est tombée dans l'une des localités de la région d'Eshkol, près d'un jardin d'enfants, le 20 juin 2018 (Crédit : Région d'Eshkol)
  • Les dommages causés à une maison par une roquette tirée depuis Gaza qui est tombée dans l'une des communautés de la région d'Eshkol, le 20 juin 2018 (Crédit : Région d'Eshkol)
    Les dommages causés à une maison par une roquette tirée depuis Gaza qui est tombée dans l'une des communautés de la région d'Eshkol, le 20 juin 2018 (Crédit : Région d'Eshkol)
  • Un pompier tient entre les mains  une roquette tirée depuis Gaza qui est tombée dans la rue de l'une des communautés de la région d'Eshkol, le 20 juin 2018 (Crédit : Police israélienne)
    Un pompier tient entre les mains une roquette tirée depuis Gaza qui est tombée dans la rue de l'une des communautés de la région d'Eshkol, le 20 juin 2018 (Crédit : Police israélienne)
  • une roquette tirée depuis Gaza qui est tombée dans la rue de l'une des communautés de la région d'Eshkol, le 20 juin 2018 (Crédit : Région d'Eshkol)
    une roquette tirée depuis Gaza qui est tombée dans la rue de l'une des communautés de la région d'Eshkol, le 20 juin 2018 (Crédit : Région d'Eshkol)
  • Les dommages causés à une maison par une roquette tirée depuis Gaza qui est tombée dans l'une des communautés de la région d'Eshkol, le 20 juin 2018 (Crédit : Région d'Eshkol)
    Les dommages causés à une maison par une roquette tirée depuis Gaza qui est tombée dans l'une des communautés de la région d'Eshkol, le 20 juin 2018 (Crédit : Région d'Eshkol)
  • Les dégâts causés à une maison par une roquette tirée depuis Gaza qui est tombée dans l'une des communautés de la région d'Eshkol, le 20 juin 2018 (Crédit : Région d'Eshkol)
    Les dégâts causés à une maison par une roquette tirée depuis Gaza qui est tombée dans l'une des communautés de la région d'Eshkol, le 20 juin 2018 (Crédit : Région d'Eshkol)
  • Une explosion vue depuis la ville de Rafah dans le sud de la bande de Gaza après une frappe aérienne des forces israéliennes en riposte aux attaques à la roquette des groupes terroristes palestiniens de l'enclave côtière, le 20 juin 2018 (Crédit : Said Khatib/AFP)
    Une explosion vue depuis la ville de Rafah dans le sud de la bande de Gaza après une frappe aérienne des forces israéliennes en riposte aux attaques à la roquette des groupes terroristes palestiniens de l'enclave côtière, le 20 juin 2018 (Crédit : Said Khatib/AFP)

L’armée israélienne a déclaré mardi qu’un avion a lancé des tirs de semonce à l’intention d’un groupe de Palestiniens qui lançaient des ballons incendiaires en direction d’Israël depuis le sud de la bande de Gaza.

Aucun blessé n’a été signalé.

L’armée israélienne a mené plusieurs tirs de semonce ces dernières semaines sur des groupes de Gazaouis qui se préparaient à lancer des dispositifs incendiaires vers Israël. L’armée a répété à plusieurs reprises qu’elle fera tout pour empêcher le lancement d’explosifs aériens et de cocktails Molotov.

Les sirènes d’alerte à la roquette ont été activées dans le sud pendant les toutes premières heures de la matinée de mercredi, alors que des tirs de barrage consistant en 45 roquettes et obus de mortier ont frappé les villes israéliennes, provoquant trois séries de ripostes aériennes israéliennes sur des sites militaires du Hamas dans la bande de Gaza.

Au moins cinq roquettes lancées puis l’enclave côtière ont atterri au sein de communautés israéliennes adjacentes à la frontière, notamment une qui s’est abattue aux abords immédiats d’une crèche, ont expliqué les responsables israéliens. La majorité des autres ont atterri dans des champs du sud de l’Etat juif.

L’armée a annoncé que ses avions avaient attaqué approximativement 25 cibles sur des bases militaires variées appartenant au groupe terroriste du Hamas, du nord au sud de la bande de Gaza, en réponse aux tirs de roquette et de mortier.

Les militaires israéliens ont accusé le Hamas, à la tête de la bande de Gaza, d’avoir « pris pour cible des civils israéliens durant toute la nuit avec de graves attaques à la roquettes et de mener la bande de Gaza et ses habitants sur une pente dangereuse ».

Le Hamas a, pour sa part, blâmé Israël pour cette escalade de violences, disant que l’Etat juif « a changé les règles de l’engagement » en adoptant une politique de ciblage des positions du Hamas en réponse aux attaques aux cerfs-volants et aux ballons incendiaires.

Les dégâts causés à un lampadaire par une roquette tirée depuis Gaza qui est tombée dans l’une des communautés de la région d’Eshkol, le 20 juin 2018 (Crédit : Région d’Eshkol)

Sur les 45 projectiles qui ont été lancés vers Israël, sept ont été interceptés par le système anti-missile du Dôme de fer et au moins trois ont échoué à atteindre la frontière et sont retombés sur le territoire de Gaza, ont indiqué les militaire.

Aucun blessé ne serait à déplorer des deux côtés mais le conseil d’Eshkol a fait état de dégâts commis à un certain nombre d’habitations et de voitures.

A travers toute la journée de mardi, les Palestiniens, dans la bande de Gaza, ont lancé des cerfs-volants et des ballons incendiaires vers le sud d’Israël, qui ont allumé des feux de broussailles.

En réponse, les avions israéliens ont frappé trois cibles du Hamas dans le sud de l’enclave côtière mardi, aux environs de minuit.

Les premières attaques à la roquette ont commencé moins d’une heure plus tard lorsque les Palestiniens ont lancé cinq projectiles vers Israël, a fait savoir l’armée.

Les sirènes ont résonné dans les communautés israéliennes entourant la bande de Gaza pendant les quelques heures qui ont suivi, alors que les Palestiniens ont tiré des roquettes, vague après vague, et que les militaires israéliens ont répondu par des frappes aériennes au sein de l’enclave côtière.

Une voiture endommagée par une roquette tirée depuis Gaza qui est tombée dans l’une des communautés de la région d’Eshkol, le 20 juin 2018 (Crédit : Région d’Eshkol)

La dernière attaque à la roquette de l’échange a eu lieu à approximativement 5 heures 30 du matin, selon l’armée.

Mercredi matin, Gadi Yarkoni, chef de la région d’Eshkol, a salué l’armée pour sa riposte aux attaques incendiaires.

« Les résidents d’Eshkol n’ont pas beaucoup dormi cette nuit », a dit Yarkoni. « Nous soutenons l’armée pour sa réponse au terrorisme des cerfs-volants, qui porte atteinte à notre quotidien. Et nous attendons que l’armée continue à œuvrer pour ramener le calme dans la région, pour qu’aucune roquette soit tirée sur nos communautés et nos maisons, et qu’un feu se déclare dans nos champs ».

Les incidents survenus dans la nuit rappellent une série de frappes militaires israéliennes et de tirs de roquette palestiniens survenue en début de semaine.

En début de matinée, lundi, les Palestiniens avaient lancé trois roquettes vers le sud d’Israël après que les avions israéliens ont frappé un certain nombre de cibles au sein de l’enclave côtière en riposte aux nombreuses attaques incendiaires perpétrées la veille, avaient expliqué les militaires.

Selon eux, deux des roquettes étaient tombées sur le territoire israélien tandis que la troisième n’avait pas franchi la frontière.

A la fin de cette journée, le ministre de la Défense Avigdor Liberman avait averti que l’Etat juif ne permettrait pas aux groupes terroristes palestiniens de continuer à lancer des dispositifs incendiaires sur le territoire, engins qui ont été à l’origine jusqu’à présent de centaines de feux de broussailles et qui ont anéanti des milliers d’hectares de terre ces derniers mois.

« Si quelqu’un estime qu’il est possible de continuer avec les cerfs-volants et les feux quotidiens, il a tort », avait-il déclaré lors d’une visite d’Israel Aerospace Industries, le premier fabricant du secteur aérospatial dans le pays.

Une explosion vue depuis la ville de Rafah dans le sud de la bande de Gaza après une frappe aérienne des forces israéliennes en riposte aux attaques à la roquette des groupes terroristes palestiniens de l’enclave côtière, le 20 juin 2018 (Crédit : Said Khatib/AFP)

Les frappes de l’armée israélienne sur les structures du Hamas avaient semblé être une nouvelle tactique utilisée par les militaires pour dissuader les Palestiniens d’envoyer des dispositifs incendiaires vers Israël, après ses tentatives antérieures et vaines de lancer des tirs d’avertissement vers les lanceurs de cerfs-volants.

L’armée israélienne avait indiqué que ses frappes avaient « été menées en riposte au lancement de cerfs-volants et ballons explosifs et incendiaires vers le territoire israélien », ce qu’elle avait qualifié « d’activité terroriste qui met en péril les vies des habitants du sud du pays et qui a endommagé de larges pans de terres ».

L’armée avait averti qu’elle possédait « les connaissances en termes de renseignement et la capacité opérationnelle » nécessaires pour mener davantage de frappes à Gaza si les attaques aux cerfs-volants et aux ballons ne cessaient pas.

Les roquettes lancées cette semaine par les Palestiniens sont venues rompre un cessez-le-feu tacite qui s’était largement maintenu depuis une flambée de violences de vingt-quatre heures, à la fin du mois de mai.

Le 29 et le 30 mai, le Jihad islamique palestinien et de plus petits groupes terroristes de la bande de Gaza avaient lancé environ 200 roquettes et obus de mortier vers le sud d’Israël. En réponse, l’armée israélienne avait attaqué plus de 65 cibles appartenant au Jihad islamique palestinien, soutenu par l’Iran, et le Hamas.

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