L’avocat de l’assaillant à la voiture-bélier à Akko nie le caractère terroriste
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L’avocat de l’assaillant à la voiture-bélier à Akko nie le caractère terroriste

La police maintient l'homme arabe israélien qui a heurté 3 militaires et un civil pour des "motifs nationalistes" ; la Cour le garde en état d'arrestation 10 jours de plus

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Les forces de sécurité israéliennes sur les lieux de l'attentat à la voiture piégée près de la gare dans la ville d'Akko, au nord du pays, le 4 mars 2018. (Meir Vaknin / Flash90)
Les forces de sécurité israéliennes sur les lieux de l'attentat à la voiture piégée près de la gare dans la ville d'Akko, au nord du pays, le 4 mars 2018. (Meir Vaknin / Flash90)

L’avocat d’un arabe Israélien ayant heurté avec sa voiture deux soldats, un garde-frontière et un civil dans la ville d’Akko, dans le nord du pays, a démenti dimanche que son client était un terroriste agissant sous « motifs nationalistes ». lors d’une audience.

Lundi, un tribunal du Nord a accepté une demande de la police de garder le suspect âgé de 26 ans, dont l’identité reste sous embargo, en détention jusqu’au 14 mars.

L’homme arabe israélien, originaire de la ville de Shfaram, est soupçonné de plusieurs chefs d’accusation de tentative de meurtre. « Les motifs de l’attaque sont nationalistes », a déclaré la police dans un communiqué.

Pour l’instant l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet, qui enquête également sur l’attaque présumée, n’a pas encore pris position sur les motifs de l’attaque.

« L’incident est toujours sous enquête », a déclaré le Shin Bet.

Le suspect n’était pas à la cour pendant l’audience, car il est à l’hôpital et subit un traitement pour blessures par balle, reçues lorsqu’il a été visé par un passant pour mettre fin à l’attaque.

Dimanche, vers 11h30, le suspect a heurté avec sa voiture une victime près du marché de la ville d’Akko. Il a ensuite continué dans la rue et a heurté deux soldats. Une quatrième victime, un homme de 51 ans, a également été touchée par le véhicule, ont indiqué des médecins.

Les quatre victimes ont été légèrement blessées.

Scène d’un attentat à la voiture-bélier présumé à Akko, le 4 mars 2018 (Crédit : United Hatzalah)

Un soldat armé en service sur les lieux a tiré sur le chauffeur, le blessant grièvement, près de la gare d’Akko.

Sans dévoiler le motif de l’attaque dans un premier temps, la police a annoncé ensuite qu’elle avait conclu à une attaque terroriste basée « principalement sur les conclusions de la scène et les images filmées par la caméra ».

Dans une vidéo de l’attaque présumée, le conducteur semble éviter les civils près de sa voiture, et semble cibler deux soldats. Sur certaines images, le suspect peut également être vu en train de foncer à toute allure sur un militaire qui traversait la rue.

L’avocat du suspect, Adel Dabbah, a déclaré dimanche soir à la presse arabe que l’acte ne correspondait pas à une attaque terroriste mais plutôt à un « accident de la route ».

Des témoins ont déclaré que l’attaquant semblait être parti dans une rage folle dans un parking. Le suspect avait déposé sa femme enceinte de huit mois dans une clinique proche pour un examen médical. Quand il est sorti, il a reçu une amende de 1000 NIS (290 $) pour avoir stationné sur un endroit réservé aux handicapés.

« Il s’est énervé et est monté sur le trottoir [puis] a heurté un feu de circulation, quelques buissons et a écrasé un garde-frontière », a déclaré le témoin oculaire Shimon Cohen au site d’information Ynet.

L’avocat du suspect a déclaré que cela prouvait qu’il ne s’agissait pas d’une attaque terroriste préméditée.

« Peut-être qu’il y avait de la colère de la part de mon client, mais ce n’était pas prévu », a déclaré Dabbah.

L’avocat a également noté que la famille du suspect a toujours soutenu Israël, certains membres ayant servi dans l’armée israélienne.

« En aucun cas la police ne peut prétendre que l’incident est nationaliste, juste parce que le suspect est un Arabe. Quiconque connaît sa famille sait que l’incident ne peut être nationaliste. Certains d’entre eux ont servi dans l’armée », a-t-il dit.

Michael Bachner a contribué à cet article.

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