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Le BNVCA alerte au sujet de deux manifestations, organisées par Rivarol et le BDS

Le BNVCA dit "condamner les diverses manifestations annoncées dont l’objectif est de diffuser la haine d’Israël et des Juifs, voire d’en faire un produit de formation"

Jérôme Bourbon, directeur de publication, et un journaliste de Rivarol dans une vidéo datée de juillet 2022. (Crédit : capture d’écran Jérôme Bourbon / YouTube)
Jérôme Bourbon, directeur de publication, et un journaliste de Rivarol dans une vidéo datée de juillet 2022. (Crédit : capture d’écran Jérôme Bourbon / YouTube)

Dans un communiqué envoyé ce mardi, le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme a condamné la « banalisation de l’antisémitisme » en raison de l’organisation de deux réunions controversées, organisées ce mois-ci indépendamment par le journal d’extrême droite antisémite Rivarol et le mouvement BDS, qui promeut le boycott d’Israël.

« Le BNVCA condamne les diverses manifestations annoncées dont l’objectif est de diffuser la haine d’Israël et des Juifs, voire d’en faire un produit de formation », a indiqué l’association.

Jérôme Bourbon, directeur du journal antisémite Rivarol, organise en effet ce samedi à Paris avec l’association d’Alain Soral, condamné à de multiples reprises, une conférence intitulée « Censure, persécutions, diabolisation : quel avenir pour les médias non alignés ? ».

L’homme a été condamné une quinzaine de reprises, en particulier pour provocation à la haine, contestation de crime contre l’humanité et injure raciste.

Dans une semaine, l’organisation anti-Israël Boycott, Désinvestissement, Sanctions organise elle une « formation » militante.

« Manifestement, seuls les Juifs suscitent tant d’actions. Ni les pendaisons en Iran, ni les femmes assassinées à cause d’une mèche de cheveux, ni les centaines de milliers de morts en Syrie, ni la guerre en Ukraine ne méritent une minute d’attention pour ces professionnels de la haine d’Israël. Le créneau du discours et des actes antisémites étant, il est vrai, lucratif », a écrit le BNVCA.

Illustration : Une manifestation du mouvement BDS en France. (Crédit : CC BY-SA, Odemirense, Wikimedia commons)

« Alors que l’appel au boycott reste un délit pénal en France, BDS organise une formation au boycott. L’animatrice, sous le pseudonyme de Monira Moon, est connue sur les réseaux sociaux pour ses appels réguliers à la haine d’Israël et à la justice en Palestine. Justice en Palestine, ce qui, traduit, veut dire ‘de la Mer au Jourdain’, sans Israël et sans Juifs. Après Lyon, St Etienne et d’autres villes, la formation à la haine d’Israël s’étend au vu et au su de tous. L’antisémitisme n’est-il donc plus un mal qu’il faut combattre ? »

Le BNVCA interroge aussi les autorités afin de savoir « si la soi-disant formation BDS va bénéficier de subventions quelconques » et demande l’interdiction de la formation, « dont l’objet enfreint la loi pénale, interdisant l’appel au boycott ».

Quant à la conférence de Jérôme Bourbon, l’association « déplore qu’après le multirécidiviste Dieudonné et sa lamentable tournée, les multirécidivistes de tout poil aient accès à un semblant de respectabilité en organisant des ‘conférences’. Comme pour le multirécidiviste Dieudonné, Bourbon ne donne aucune indication de lieu ni de salle afin de tenter d’échapper à toutes poursuites ».

Le BNVCA demande ainsi à la Préfecture de Paris l’interdiction de la conférence, « qui sera émaillée de son venin habituel de propos antisémites », pour trouble à l’ordre de public.

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