Le bureau de Baharav-Miara chargé de superviser les négociations avec Ben Gvir
Un représentant de la procureure générale encadrera les discussions sur l’ingérence du ministre dans la police, et non un représentant du bureau du Premier ministre
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La Haute Cour de justice a décidé vendredi que les négociations visant à établir un nouvel accord entre la procureure générale Gali Baharav-Miara et le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, concernant l’influence de ce dernier sur la police israélienne, seraient supervisées par un représentant du bureau du procureur général, et non par un représentant du bureau du Premier ministre.
Elle a précisé que le Premier ministre Benjamin Netanyahu pourra néanmoins désigner un représentant au sein de l’équipe chargée de finaliser l’accord.
Cette décision intervient après que la Cour a ordonné, plus tôt ce mois-ci, à Baharav-Miara et à Ben Gvir de parvenir à un nouvel accord destiné à encadrer toute influence indue du ministre sur le travail de la police. Cette injonction faisait suite à des requêtes appuyées par la procureure générale visant à obtenir la révocation de Ben Gvir, accusé de violations répétées de son engagement à ne pas s’ingérer politiquement dans les activités de la police.
Les deux parties ont jusqu’au 3 mai pour informer la Cour de leur capacité à établir un « cadre de principes » sur la question, et pour détailler les points de désaccord en cas d’échec.
Un premier accord avait été conclu en mai 2025, mais Baharav-Miara avait affirmé quelques mois plus tard que le ministre d’extrême droite l’avait rendu « lettre morte », notamment en commentant publiquement des enquêtes en cours, en intervenant dans les promotions pour des motifs politiques et en cherchant à influer sur les politiques opérationnelles de la police.
Charlie Summers a contribué à cet article.
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