Le cabinet de sécurité demande une nouvelle audience de la Haute cour sur la rétention des corps des terroristes
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Le cabinet de sécurité demande une nouvelle audience de la Haute cour sur la rétention des corps des terroristes

Les ministres ont pris la décision recommandée par le Procureur général de demander aux magistrats de réexaminer un jugement antérieur interdisant d'utiliser des dépouilles dans des négociations

Le corps du terroriste du Hamas Mazen Faqha est porté par des membres des Brigades Izz ad-Din al-Qassam, la branche militaire du Hamas, lors de ses funérailles dans la ville de Gaza le 25 mars 2017 (AFP / Mahmud Hams)
Le corps du terroriste du Hamas Mazen Faqha est porté par des membres des Brigades Izz ad-Din al-Qassam, la branche militaire du Hamas, lors de ses funérailles dans la ville de Gaza le 25 mars 2017 (AFP / Mahmud Hams)

Le cabinet de sécurité a indiqué lundi qu’il demanderait à la Haute cour de justice de revoir sa décision sur la légalité de la rétention par Israël des dépouilles de terroristes au lieu de les restituer à leurs familles.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a demandé aux ministres de débattre du sujet après que la Haute cour a jugé, la semaine dernière, qu’Israël ne peut utiliser les corps comme monnaie d’échange avec les groupes terroristes sans l’adoption d’une nouvelle loi visant à autoriser et à réguler la pratique.

Le cabinet a pris cette décision en suivant l’avis du Procureur général Avichai Mandelblit.

Les ministres ont clairement établi que malgré le jugement rendu par la cour, les dépouilles ne seraient pas retournées aux familles et ils ont déterminé que les principes arrêtés par les magistrats étaient inacceptables. Ils ont également décidé que l’écriture d’une législation sur la rétention des corps sera mise en suspens jusqu’à ce qu’une réponse soit apportée par la cour sur la tenue d’une nouvelle audience.

La cour avait jugé que « l’Etat d’Israël, en tant qu’état de droit, ne peut conserver des corps dans des desseins de négociations à un moment où aucune loi explicite et spécifique ne l’autorise à le faire ».

Les parents de Hadar Goldin, un soldat de l’armée israélienne dont la dépouille est retenue par le groupe terroriste du Hamas dans la bande de Gaza, a exprimé son ennui que la législation soit au point mort.

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