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Le chef d’Etat-major briefe Benny Gantz sur des « défis sécuritaires » régionaux

Sur fond d'avertissements d'urgence nationale et de craintes concernant la Syrie, Aviv Kochavi fait suite à la demande du n°1 de Kakhol lavan, approuvée par Netanyahu

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le chef d'Etat major de l'Armée, Benny Gantz (au centre), le commandant sortant de Quartier général du commandement du nord, le général Yair Golan (à droite) et nouveau chef d'Etat major, le général Aviv Kochavi (à gauche) au quartier général du nord, le 2 novembre 2014. (Flash90)
Le chef d'Etat major de l'Armée, Benny Gantz (au centre), le commandant sortant de Quartier général du commandement du nord, le général Yair Golan (à droite) et nouveau chef d'Etat major, le général Aviv Kochavi (à gauche) au quartier général du nord, le 2 novembre 2014. (Flash90)

Benny Gantz et le chef d’Etat-major Aviv Kochavi se sont rencontrés mercredi pour discuter des « défis sécuritaires et des développements régionaux ».

D’après le communiqué de l’armée, c’est Benny Gantz qui est à l’origine de la rencontre, à laquelle le Premier ministre du gouvernement transitoire, Benjamin Netanyahu, a donné son feu vert.

Ce briefing survient une semaine après le début de l’offensive turque dans le nord-est de la Syrie déclenchée après le départ des troupes américaines de la région kurde. Perçu comme un abandon des alliés kurdes par beaucoup, ce retrait a suscité une vive inquiétude en Israël, où on craint de plus en plus que l’Iran ne soit renforcé par le désengagement grandissant de Washington dans la région.

Benjamin Netanyahu a jusqu’au 24 octobre pour former un gouvernement. Le président Reuven Rivlin pourra alors lui accorder un délai supplémentaire de 14 jours, même si cela paraît peu probable en raison de ses faibles chances de réussite.

Le dirigeant de Kakhol lavan Benny Gantz (à gauche), le Président Reuven Rivlin (C) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) se rencontrent à la résidence du Président à Jérusalem, le 25 septembre 2019. (Amos Ben Gershom/GPO)

Le chef de l’État devrait charger Benny Gantz de former une coalition.

Il y a trois semaines, Benjamin Netanyahu a accepté d’en être chargé le premier et de remettre le mandat à un autre candidat en cas d’échec.

La semaine dernière, le cabinet de haute sécurité s’est réunie pour la première fois en deux mois, dans un contexte d’avertissements de hauts responsables israéliens ces derniers jours concernant la menace sécuritaire croissante posée par l’Iran.

Dans les jours ayant précédé cette réunion, des médias ont cité des sources sécuritaires anonymes alertant sur le développement de cette menace.

Netanyahu et Rivlin ont tous les deux évoqué les besoins de prudence ces derniers jours tout en appelant à la formation d’un vaste gouvernement d’union.

Moins d’un an avant le scrutin de septembre, Netanyahu a ordonné à son secrétaire militaire, Avi Blut, et au conseiller à la sécurité nationale, Meir Ben-Shabbat, de briefer Benny sur les développements de la situation sécuritaire, une décision extrêmement rare reflétant les menaces de guerre sur de multiples fronts.

Des experts israéliens émettent l’hypothèse que ce briefing était peut-être destiné à faire savoir au Hezbollah et à l’Iran que le Premier ministre était prêt à une guerre si nécessaire.

Le chef d’état-major de l’armée israélienne, Aviv Kohavi, assiste à un exercice de simulation de guerre à grande échelle contre l’organisation terroriste du Hezbollah, au Liban, en juin 2019. (Armée israélienne)

Le député de Kakhol lavan Gabi Ashkenazi, tout récemment nommé à la tête de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, a mis en garde au début du mois contre « les nombreux défis liés à la sécurité, certains connus de tous et d’autres évoqués uniquement en coulisses ».

Avigdor Liberman, président de Yisrael Beytenu, a également appelé à un gouvernement d’union rassemblant Netanyahu et Benny Gantz, invoquant « une urgence nationale, des défis économiques et des menaces sécuritaires venues du sud, du nord et de plus loin ».

Mais le député de Kakhol lavan Ofer Shelah a rejeté toute notion d’urgence, assurant au début du mois « qu’il n’y a pas plus cynique que Netanyahu pour exploiter la question sécuritaire à des fins politiques. Ne croyez pas à sa campagne de peur. Tout est politique avec lui ».

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