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Le chef du Crif dénonce le manque d’action des responsables politiques face au BDS

Francis Kalifat a réagi aux fréquentes manifestations anti-Israël organisées par le mouvement de boycott d'Israël à Toulouse - et ailleurs en France

Ce mercredi midi, sur RCJ, Francis Kalifat, président du CRIF, a réagi aux fréquentes manifestations anti-Israël organisées par le mouvement du Boycott, Divestment, Sanctions (BDS) anti-Israël à Toulouse – et ailleurs en France.

Mercredi, à 14h, des activistes pro-palestiniens avaient en effet prévu de monter à nouveau un stand sur la place du Capitole – une action qu’ils répètent fréquemment.

Face à ces agissements, Francis Kalifat s’est dit scandalisé et ne pas comprendre que les préfectures continuent d’autoriser de tels rassemblements.

« C’est incompréhensible, la distance entre les propos et les actes. On sait combien de fois on a entendu les responsables politiques déclarer que le nouvel antisémitisme, c’était la haine d’Israël, qu’il fallait le combattre, au même titre qu’on a combattu et qu’on continue à combattre l’antisémitisme classique. Combien on a entendu que le BDS s’inscrivait dans cette lignée de ce nouvel antisémitisme, dans toute sa volonté de délégitimer l’État d’Israël… Et puis, au moment d’agir : rien », a déploré le responsable communautaire.

Illustration : Une manifestation du mouvement BDS en France. (CC BY-SA, Odemirense, Wikimedia commons)

« Depuis des années nous demandons une réaction des préfectures, des pouvoirs politiques, nous demandons l’interdiction de ce mouvement, car c’est un mouvement antisémite. Il faut l’interdire. Et non seulement il est antisémite, mais il agit dans l’illégalité. Tous les facteurs sont réunis pour que ce mouvement puisse être dissous, interdit dans notre pays. Et pourtant, rien ne se passe. Ce qu’il se passe à Toulouse dépasse l’entendement. »

Il s’est dit dépité, et a répété ses appels aux responsables politiques à agir, regrettant qu’ils restent « dans le déclaratif ».

Le président du CRIF a également évoqué durant son interview la suspension de Klaus Kinzler, enseignant à Sciences Po Grenoble, accusé d’islamophobie. Il est aussi revenu sur les élections présidentielles au Chili et l’avenir de la communauté juive dans le pays.

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