Le choix du chef du Mossad par Netanyahu remis en cause pour ses opérations en ligne
La commission consultative, "abasourdie" par le témoignage de Roman Gofman sur le recours à un mineur dans une campagne d’influence, pourrait refuser d’approuver sa nomination
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Stav Levaton est correspondante militaire pour le Times of Israel.
La commission consultative de nomination des hauts fonctionnaires s’apprête à examiner la candidature de Roman Gofman, proposée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour prendre la tête du Mossad, en raison de son implication personnelle dans le recours à un mineur pour une opération dite de hasbara, alors qu’il servait dans l’armée israélienne.
Présidée par l’ancien président de la Cour suprême Asher Grunis, la commission évalue actuellement la conduite de Gofman dans le cadre du processus de vérification préalable à sa nomination à la tête du Mossad, a rapporté jeudi le site d’information Ynet.
Gofman, qui occupe actuellement le poste de secrétaire militaire de Netanyahu, a comparu mercredi devant la commission afin de s’expliquer sur cette affaire. Selon Ynet, la commission a décidé depuis de convoquer un officier supérieur du renseignement militaire impliqué dans l’enquête.
Des sources proches du dossier ont confié jeudi soir à N12 que les membres de la commission avaient été « abasourdis » par le témoignage de Gofman concernant son passé. Selon ce reportage, la commission pourrait avoir des difficultés à approuver sa nomination.
Le quotidien Haaretz rapportait l’an dernier que, lorsqu’il commandait la 210e division régionale « Bashan » de Tsahal dans le Golan, Gofman avait autorisé l’utilisation d’un jeune de 17 ans, Ori Elmakayes, dans le cadre d’une campagne d’influence en langue arabe visant la République islamique d’Iran, le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, et le groupe terroriste palestinien du Hamas soutenus tous deux par l’Iran.
Cette affaire avait conduit à la détention prolongée de l’adolescent par les autorités de sécurité, qui l’avaient accusé d’avoir publié des informations classifiées.
Gofman a affirmé qu’il ignorait l’âge du jeune homme et avoir ordonné que seules des informations non classifiées lui soient transmises pour diffusion sur les réseaux sociaux. Ori Elmakayes a été détenu pendant 18 mois avant que les charges retenues contre lui ne soient abandonnées, lorsqu’il est apparu que les informations classifiées qu’il avait publiées en ligne lui avaient en réalité été fournies par des agents des services de renseignement de l’armée israélienne.
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