Le conducteur impliqué dans la mort d’une famille de 8 personnes était drogué
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Le conducteur impliqué dans la mort d’une famille de 8 personnes était drogué

Le suspect dans la mort de la famille Atar sera maintenu en détention pendant 6 jours car il a un casier judiciaire avec plus de 20 infractions routières

La famille Atar, Yariv et Shoshi et leurs six enfants - Yaakov Yisrael, 12 ans, Ateret, 11 ans, Ayelet, 9 ans, Moria, 7 ans, Yedid, 5 ans et Avigail, 3 ans, ont tous trouvé la mort dans un accident de voiture près de la mer Morte le 30 octobre 2018. (Crédit : autorisation)
La famille Atar, Yariv et Shoshi et leurs six enfants - Yaakov Yisrael, 12 ans, Ateret, 11 ans, Ayelet, 9 ans, Moria, 7 ans, Yedid, 5 ans et Avigail, 3 ans, ont tous trouvé la mort dans un accident de voiture près de la mer Morte le 30 octobre 2018. (Crédit : autorisation)

Le conducteur de la voiture impliquée dans une collision frontale mortelle près de la mer Morte, dans laquelle huit membres d’une famille ont été tués, a été maintenu en détention mercredi par un tribunal de Beer Sheva pour homicide involontaire, soupçonné d’avoir causé l’accident sous l’emprise de la drogue.

L’homme de 52 ans a été placé en détention pendant six jours supplémentaires, car il a un casier judiciaire avec plus de 20 infractions routières. Le juge a accédé à la demande de l’avocat de la défense de ne pas dévoiler l’identité de l’accusé au public.

« La présomption d’homicide involontaire repose, entre autres, sur des constatations qui portent à croire que le suspect a consommé de la drogue », a écrit le juge Zvi Furer dans sa décision, ajoutant que le suspect collaborait avec les enquêteurs, selon le site d’information Ynet.

Le juge a ajouté : « Nous sommes rarement confrontés à de tels accidents mortels. Je ne souhaite à personne d’être à la place de cet homme. »

Les avocats de l’accusé ont dit que leur client était dévasté par ce qui s’était passé et ont fait remarquer qu’il est handicapé.

Les victimes de l’accident de mardi ont été identifiées comme étant Yariv Atar, 45 ans, et son épouse Shoshi, 47 ans, et leurs enfants Yaakov Yisrael, 12 ans, Ateret, 11 ans, Ayelet, 9 ans, Moriah, 7 ans, Yedid, 5 ans et Avigail, 3 ans.

La famille vivait dans l’implantation de Psagot en Cisjordanie.

L’homme qui a été arrêté conduisait le second véhicule impliqué dans la collision, un 4×4. Deux autres passagers de sa voiture ont été légèrement et modérément blessés, et ont été emmenés à l’hôpital Soroka de Beer Sheva.

« Le conducteur est brisé, blessé et désorienté. Il a été interrogé alors que sa fille était sous anesthésie et sous assistance respiratoire. Pour le moment, nous ne savons pas qui est responsable de l’accident. Il ne se souvient pas exactement de ce qui s’est passé et nous espérons que la police enquêtera rapidement », ont déclaré ses avocats cités par la Dixième chaîne d’information israélienne.

Immédiatement après l’accident, le conducteur aurait dit : « Je les ai tués, je ne veux plus jamais conduire. »

Des secouristes de ZAKA sur les lieux d’une collision frontale mortelle sur la route 90, près de la mer Morte, le 30 octobre 2018. (Crédit : ZAKA)

La police n’a pas précisé les causes de la collision, mais avait déjà reçu des appels pour renforcer les mesures de sécurité sur le tronçon de la route 90 où elle s’est produite, où il y a eu dans le passé d’autres collisions mortelles.

Les enquêteurs pensent que le conducteur du 4×4 s’est peut-être retrouvé sur la voie opposée, selon les médias israéliens.

« Cette route est un danger permanent depuis de nombreuses années, et même si des facteurs humains ou techniques ont influé sur la gravité de l’accident, il nous faut voir comment y remédier », a déclaré la députée Ayelet Nahmias-Verbin de l’Union sioniste.

Elle a demandé qu’une glissière soit installée pour séparer la circulation sur la route 90, l’une des routes les plus meurtrières du pays, et a exhorté le ministre des Transports Yisraël Katz à proposer un projet en ce sens.

Le ministère des Transports a réagi en disant que l’accident était exploité à des fins politiques.

« Il y a des personnes qui essaient de profiter de ce terrible désastre pour diffamer la classe politique et accuser le gouvernement sans fondement », ont rapporté les médias israéliens, en citant les propos.

Plus tôt ce mois-ci, un couple et son bébé de 10 mois ont été tués dans une collision frontale avec un autobus sur la même route, dans le même secteur.

Le lieu de l’accident mortel sur la Route 90, près de la mer Morte, le 30 octobre 2018. (Crédit : Magen David Adom)

Le ministère des Transports a déclaré aux médias israéliens que l’accident de mardi était le plus meurtrier qui a jamais eu lieu sur ce tronçon de route.

Un représentant de l’entreprise chargée de l’entretien de la route a déclaré au site Ynet que des travaux ont récemment été effectués pour agrandir les accotements et repeindre le marquage au sol.

L’accident est survenu alors que des centaines de milliers d’Israéliens profitaient d’une journée de congé pour les élections locales qui se déroulaient dans tout le pays.

Le minivan transportant la famille Atar a pris feu après l’accident et certaines des victimes ont péri dans l’incendie, d’après les sauveteurs. Quand les pompiers ont réussi à éteindre les flammes de la voiture, les passagers pris au piège étaient déjà morts.

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