Le Congrès juif mondial et la Mission d’Israël exposent à l’UNESCO
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Le Congrès juif mondial et la Mission d’Israël exposent à l’UNESCO

Irina Bokova, directrice générale de l'UNESCO, salue l'initiative éducative israélienne 'Education sans Frontières' en faveur des enfants hospitalisés

La directrice-générale Irina Bokova (2ème à gauche) avec Robert Singer, directeur executif du Congrès juif mondial, l’ambassadeur d'Israël auprès de l'UNESCO, Carmel Shama Hacohen, et les fondateurs du projet SASA Setton Kav Or, Philip et Hilda Setton (Crédit : Shahar Azran)
La directrice-générale Irina Bokova (2ème à gauche) avec Robert Singer, directeur executif du Congrès juif mondial, l’ambassadeur d'Israël auprès de l'UNESCO, Carmel Shama Hacohen, et les fondateurs du projet SASA Setton Kav Or, Philip et Hilda Setton (Crédit : Shahar Azran)

Le Congrès juif mondial (CJM) et la Mission permanente d’Israël auprès de l’UNESCO ont lancé jeudi la deuxième étape d’une exposition de photos mettant en avant un projet en faveur de l’éducation des enfants hospitalisés, au siège parisien de l’UNESCO, rapporte un communiqué.

En présence de 150 personnes, dont plus de 20 ambassadeurs et diplomates de haut rang, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a inauguré l’exposition.

« Pour nous à l’UNESCO, l’éducation constitue un droit humain fondamental. Pour installer ce droit, il ne peut exister ni frontières, ni limites, ni discrimination. […] L’exclusion des enfants hospitalisés est tout simplement inacceptable. Il est question de droit et de dignité. Cela signifie donner toutes les chances à chaque fille et chaque garçon de développer son esprit tout en renforçant leur résilience. Voilà ce que nous entendons par éducation sans frontières, fournir à chaque fille et à chaque garçon l’opportunité d’accéder à un apprentissage de qualité, » a-t-elle déclaré.

« L’UNESCO a eu la chance de travailler avec le Congrès juif mondial plus tôt cette année dans le cadre de la Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de la Shoah et salue cette nouvelle occasion de renforcer nos liens. Cette collaboration est également le reflet des bases solides de la coopération qui existe entre Israël et l’UNESCO, qui englobe toutes les prérogatives du mandat de l’UNESCO – en particulier les missions d’éducation à la paix, à l’intégration et au respect des droits de l’Homme », a poursuivi la directrice générale de l’UNESCO.

De son côté le directeur-général du CJM, Robert Singer s’est adressé aux invités. « Saviez-vous qu’Israël est le seul pays au monde où l’éducation est obligatoire pour les enfants hospitalisés plus de trois jours ? Le Congrès juif mondial et les partenaires en charge de ce programme croient que l’éducation est un droit pour chaque enfant. »

« Il y a des gens qui croient qu’Arabes et Juifs ne pourront jamais coexister. Il y a des gens qui pensent que les Arabes et les Juifs devraient vivre séparément – et d’autres qui croient qu’Israël a déjà mis en place une ségrégation. Cette initiative nous montre que quelque soient leur race, origine ou religion, des individus peuvent et doivent coexister en Israël. Ce type d’intégration, dans les hôpitaux et dans les écoles, est la pierre angulaire d’une coexistence saine ».

Le projet SASA Setton Kav Or et World ORT met en œuvre le programme d’Education Sans Frontières dans 35 hôpitaux à travers Israël en partenariat avec le ministère israélien de l’Education en apportant aux enfants hospitalisés plus de trois jours, des activités d’éducation et parascolaires comme cela est prévu par la loi israélienne. Grâce à des applications informatiques et d’autres activités interactives, les enfants peuvent poursuivre leurs études en dépit de leur absence prolongée de l’école.

Le programme est ouvert à tous les enfants hospitalisés en Israël, quelque soit leur origine ainsi les réfugiés syriens ou d’autres nationalités sont également concernés.

L’ambassadeur d’Israël Carmel Shama-Hacohen a souligné le fait que le programme Education sans Frontières prouve qu’Israël ne fait pas de distinction entre les enfants fonction de leur appartenance religieuse. « Une image vaut mieux que mille mots. Vous verrez aujourd’hui dans cette merveilleuse exposition plus d’une image qui montre une petite partie merveilleuse de notre état merveilleux « , a-t-il souligné.

Hilda et Philippe Setton, bienfaiteurs de ce projet, ont déclaré aux invités que «Grâce à cette initiative, il a été démontré que le maintien de l’esprit d’un enfant porté sur leur vie en dehors de l’hôpital améliore non seulement le bien-être mental du patient, mais contribue également à son rétablissement ».

« Je crois que la médecine est un pont vers la paix. Avec mon équipe, nous prouvons tous les jours que la coexistence fonctionne, nous laissons la politique au seuil des hôpitaux. Mais cela ne vaut pas uniquement pour le personnel médical mais également pour les patients et les familles, » a indiqué la directrice de l’hôpital Hadassah, Osnat Levtzion Korach.

Le docteur Masoud Barhoum, chef du Centre médical de Galilée, est également intervenu. « En tant que premier directeur arabe chrétien d’une organisation gouvernementale de cette envergure, j’incarne la véritable diversité d’Israël et du peuple israélien. […] Le Centre médical de Galilée que je suis fier d’appeler mon institution d’origine, a eu le privilège unique de ne pas soigner uniquement les jeunes citoyens israéliens. Au cours des trois dernières années, nous avons été un lieu de traitement et de guérison pour plus de 1 000 blessés syriens, des hommes, des femmes et des enfants qui ont été victimes de la violence nationale qui a fait rage pendant les cinq dernières années. Ce lourd fardeau a été celui que nous avons accepté comme un privilège professionnel et une responsabilité humanitaire ».

L’exposition, qui présente des photographies prises par le photographe Shahar Azran dans les hôpitaux à travers Israël, est ouverte au public et se poursuivra jusqu’au 22 avril 2016. L’exposition a d’abord été présentée au siège des Nations unies à Genève en septembre 2015.

« Ce fut un honneur pour moi de participer à cette formidable vitrine des réalités de la société israélienne, mais j’espère qu’un jour ce ne sera plus un besoin, pour les Israéliens, de prouver sans cesse que nous vivons dans ce type de pluralisme, » a déclaré Shahar Azran.

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