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Le conseiller économique de Netanyahu se présentera aux primaires du Likud

Avi Simhon assure que le parti « peut stopper la hausse des prix » s’il revient au pouvoir, affirmant n’avoir jamais été chargé de contrer les prix du logement

Avi Simhon assiste à une conférence à Jérusalem, le 8 décembre 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Avi Simhon assiste à une conférence à Jérusalem, le 8 décembre 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le conseiller économique du chef de l’opposition Benjamin Netanyahu a annoncé, samedi, son souhait de figurer sur la liste électorale du Likud pour les prochaines élections.

Dans une interview télévisée, Avi Simhon a déclaré qu’il mettrait les questions du coût de la vie au cœur de son mandat s’il venait à être élu, abordant bon nombre des thèmes présentés par Netanyahu lors du lancement de sa campagne cette semaine.

« Avec Netanyahu, j’ai élaboré un plan pour faire baisser les prix de l’immobilier. Je crois que très rapidement – en l’espace de quelques mois – nous pourrons stopper net la hausse des prix », a déclaré Simhon à la Douzième chaîne.

Simhon, professeur à l’Université hébraïque, à la tête du Conseil économique national lorsque Netanyahu était Premier ministre, a déclaré avoir informé l’ex-Premier ministre de ses aspirations politiques, sans pour autant solliciter son soutien.

« Je n’ai jamais demandé à personne de m’aider. Je n’ai jamais eu de mécène. Je n’ai pas demandé [à Netanyahu] une promesse de soutien », a-t-il assuré.

« Lorsque je dis quelque chose, c’est parce que je pense que cela peut aider le peuple israélien, l’État d’Israël – pas quelqu’un en particulier à qui je voudrais plaire », a ajouté Simhon. « C’est vrai que j’ai beaucoup travaillé – et en bonne intelligence – avec Netanyahu, mais je n’ai pas travaillé pour lui. »

Benjamin Netanyahu s’exprime à la Knesset avant le vote de dissolution du Parlement, le 30 juin 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Interrogé, durant l’interview, sur les raisons pour lesquelles il n’avait pas davantage travaillé à la baisse des prix des logements avant la défaite de Netanyahu en juin 2021, Simhon a évoqué le coronavirus.

« Il y a un an, nous étions monopolisés par la plus grande crise depuis la fondation de l’État d’Israël et je pense que nous y avons très bien fait face », a déclaré Simhon, qui est souvent intervenu à la télévision pour soutenir les choix économiques de Netanyahu, alors Premier ministre, au plus fort de la pandémie.

Simhon a assuré n’avoir jamais été chargé de lutter contre la flambée des prix du logement, mais a insisté sur le fait que le programme développé avec Netanyahu stopperait net les prix si le Likud revenait au gouvernement à la faveur des élections du 1er novembre.

Chantier de construction d’un nouveau quartier résidentiel à Kfar-Yona, dans la région de Sharon, le 8 août 2019. (Crédit : Gili Yaari / Flash90)

Prenant acte de la dispersion de la coalition de Naftali Bennett, la Knesset a voté sa dissolution jeudi dernier et Yair Lapid est devenu le 14e Premier ministre d’Israël à minuit, le même jour.

Des sondages récents suggèrent une nouvelle confrontation électorale serrée entre partis favorables et opposés à Netanyahu.

Netanyahu et ses alliés (Likud, parti Sionisme religieux, Shas et YaHadouth HaTorah) ont remporté 52 sièges lors des élections de mars 2021 qui ont vu la victoire de la coalition Bennett-Lapid, mais des sondages récents indiquent que le bloc dirigé par Netanyahu réunirait aujourd’hui de 58 à 60 sièges sur les 120 que compte la Knesset, quasiment une majorité. Avec un parti Yamina désormais dirigé par Ayelet Shaked, Netanyahu pourrait bien parvenir à réunir une majorité de droite, même étroite.

Toutefois, les alliances politiques actuelles sont évolutives : des partis pourraient fusionner, d’autres renoncer et de nouveaux pourraient encore émerger. En outre, plusieurs partis se rapprochent du seuil minimal de 3,25% pour obtenir une représentation à la Knesset et pourraient ne pas l’atteindre, ce qui aurait pour effet de bouleverser le paysage politique.

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