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Le départ de Mahmoud al-Zahar, co-fondateur du Hamas, démenti par une source

Une lettre de démission présumée qui citait des "raisons particulières et personnelles" serait une initiative de désinformation provenant de "parties hostiles", affirme une source

Le cofondateur du Hamas Mahmoud al-Zahar dans un entretien avec Sky News, le 24 mai 2021. (Capture d'écran : YouTube)
Le cofondateur du Hamas Mahmoud al-Zahar dans un entretien avec Sky News, le 24 mai 2021. (Capture d'écran : YouTube)

Une source du Hamas a annoncé mardi qu’une lettre qui semblait révéler que Mahmoud al-Zahar, l’un des cofondateurs du Hamas, avait démissionné d’une haute fonction politique occupée au sein du groupe terroriste à Gaza, avait résulté d’une initiative de désinformation prise par ses adversaires.

Cette source, qui a conservé l’anonymat, s’est exprimée auprès de l’agence de presse SHMS après que des informations laissant entendre qu’al-Zahar avait quitté le mouvement ont circulé.

La source a indiqué que l’homme « assumait encore ses fonctions » au sein du bureau politique du Hamas et que « contrairement à ce que certains ont affirmé, il n’avait pas présenté sa démission ».

« Les personnes à l’origine de cette information appartiennent à des parties hostiles qui cherchent à évincer al-Zahar, » a continué la source, qui a vivement recommandé aux médias de ne se fier qu’aux informations émises par les officiels du groupe terroriste et de ne pas « se laisser entraîner par des rumeurs ».

Selon des informations, al-Zahar avait écrit une lettre dans laquelle il faisait état de « raisons particulières et personnelles » justifiant sa démission.

Lundi, al-Zahar s’est exprimé lors d’un événement organisé pour fêter l’anniversaire du retrait unilatéral d’Israël de la bande de Gaza, au mois d’août 2005. Deux ans après le départ d’Israël, le Hamas avait pris le contrôle du territoire qui se trouvait aux mains de l’Autorité palestinienne.

L’homme politique, qui est âgé de 77 ans, est né à Gaza en 1945. Il a joué un rôle déterminant dans l’établissement du Hamas et a fait un court séjour dans une prison israélienne en 1988. Expulsé par l’État juif vers le Liban en 1992, il était finalement revenu au sein de l’enclave côtière.

Israël avait bombardé son domicile à Gaza en 2003, tuant son fils aîné, Khaled – mais lui-même n’avait été que légèrement blessé. Un autre de ses fils, Hussam, membre de l’aile militaire du Hamas, avait trouvé la mort lors d’une frappe israélienne en 2008. Al-Zahar est aussi père de deux filles.

En 2006, al-Zahar avait été élu au poste de représentant du Hamas au sein du Conseil législatif palestinien et il y siège encore. Il a été ministre des Affaires étrangères en 2006 et en 2007.

L’année dernière, al-Zahar avait déclaré à Sky News, au Royaume-Uni, qu’Israël n’avait pas le droit d’exister et a indiqué que la stratégie du groupe terroriste était de lancer des roquettes depuis Gaza en ciblant précisément les centres de population israéliens. L’entretien avait eu lieu après un cessez-le-feu mettant un terme à onze jours de combats entre l’État juif et le Hamas.

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