Le gouvernement refuse l’octroi d’avantages fiscaux à 61 implantations
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Le gouvernement refuse l’octroi d’avantages fiscaux à 61 implantations

Les habitants juifs de Hébron bénéficieront d'abattements alors que des localités de « périphérie » risquent d'être retirées de la liste

La communauté juive de Hébron pendant le festival annuel de Purim (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)
La communauté juive de Hébron pendant le festival annuel de Purim (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Les dirigeants de la coalition ont rejeté dimanche un projet selon lequel les implantations de Cisjordanie auraient été ajoutées à la liste des collectivités admissibles pour obtenir d’importants allégements fiscaux au cours des prochaines années, marquant une défaite pour le président de HaBayit HaYehudi, Naftali Bennett, dont le parti avait présenté la proposition.

La seule concession obtenue par Bennett a été l’inclusion de la communauté juive d’Hébron – dont le nombre s’élève à plusieurs centaines de résidents – dans la liste, ce qui coûtera au ministère des Finances 10 millions de shékels (2, millions d’euros). Les résidents des implantations de la région d’Hébron comme Kiryat Arba et ceux dans les collines d’Hébron figurent déjà dans la liste.

Selon une nouvelle décision prise par le gouvernement lors d’une rencontre dimanche entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et les chefs des partis de la coalition, plusieurs villes en « périphérie » israélienne (en dehors du centre d’Israël) qui ont traditionnellement joui de ces avantages fiscaux ont été srties de la liste des villes admissibles à la réduction fiscale.

La commission des Finances de la Knesset devait voter lundi sur la liste actualisée des municipalités, qui passera de 187 à 403 pour l’année à venir, avec un coût de quelque 800 millions de shekels (187 millions d’euros_.

Parmi les nouvelles villes et les villages inclus, il y a Tibériade, Safed, Carmiel, Katzrin et de nombreuses localités non-juives, y compris la ville bédouine de Rahat, les village druzes de Majdal-Shams, Majdal Krum et la plupart des collectivités arabes de Galilée.

Au cours des dernières semaines, les membres de la coalition ont débattu de l’opportunité d’inclure des implantations sur la liste, avec les élus de HaBayit HaYehudi exigeant que 60 % des implantations de Cisjordanie soient incluses compte tenu du risque sécuritaire élevé auquel elles sont confronteés.

La décision de la coalition d’ajouter des résidents juifs de Hébron à la liste a été prise à la dernière minute dimanche après que Bennett ait menacé de voter contre le budget 2015-16 de l’Etat.

Le président de la commission des Finances, Moshe Gafni, s’est opposé à cette décision en faisant valoir qu’il n’y avait pas assez d’argent dans le budget pour ajouter des communautés supplémentaires à la liste.

« Si vous voulez aider la Judée et la Samarie alors que le gouvernement convoque une réunion et décide d’augmenter le budget », a-t-il déclaré, selon le site d’actualité Ynet.

Les dirigeants de la coalition ont convenu d’envisager d’inclure les 61 implantations dans le futur, mais aucune date n’a été fixée.

Le plan initialement proposé d’inclure les 61 communautés aurait eu un coût supplémentaire de 600 millions de shekels (140 millions d’euros) , selon les estimations du ministère des Finances.

Pendant ce temps, les municipalités des villes du nord de Nahariya, Maalot-Tarshiha et Akko font partie des communautés en « périphérie » qui devraient participer à la grève de mercredi pour protester contre la décision de réduire les avantages fiscaux de leurs résidents.

Le maire de Nahariya, Jacky Sabag, a critiqué la mesure en affirmant que les allégements fiscaux sont l’une des raisons pour lesquelles beaucoup d’Israéliens ont choisi de vivre dans la ville.

« Nahariya est une ville régionale, la plus grande dans la région, qui fournit des emplois à de nombreux résidents et aux employeurs », a-t-il affirmé. « Si les avantages diminuaient, ce serait un coup majeur et que nous ne sommes pas disposés à accepter ».

Sabag a annoncé qu’il allait rencontrer d’autres maires des villes de la région pour discuter des moyens de rétablir leur admissibilité à l’allégement fiscal.

Le maire d’Akko, Shimon Lancry, a déclaré que la décision nuirait à sa ville, qui a connu un boom économique, et un afflux de résidents, au cours des dernières années en raison des avantages.

D’autres communes telles que Bet Shean, Arad et Kfar HaVradim ont été entièrement retirées de la liste.

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