Le Hamas admet enfin qu’un de ses membres a espionné pour Israël, puis a déserté
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Le Hamas admet enfin qu’un de ses membres a espionné pour Israël, puis a déserté

Le chef adjoint du groupe terroriste Mousa Abu Marzouk affirme que des "membres isolés" ont été arrêtés pour espionnage, l'un d'eux s'est échappé vers l'État juif

Le numéro 2 du groupe terroriste Hamas, Moussa Abu Marzouk, évoque les "collaborateurs" avec Israël qui ont été arrêtés ou ont fui vers Israël ces dernières semaines. (Capture d'écran : Al-Mayadeen TV)
Le numéro 2 du groupe terroriste Hamas, Moussa Abu Marzouk, évoque les "collaborateurs" avec Israël qui ont été arrêtés ou ont fui vers Israël ces dernières semaines. (Capture d'écran : Al-Mayadeen TV)

Le chef adjoint du Hamas, Moussa Abu Marzouk, a confirmé les rapports des médias arabes selon lesquels un membre du groupe terroriste basé à Gaza a collaboré avec Israël et a ensuite fait défection.

« Le Hamas a arrêté plusieurs collaborateurs de l’occupation… Certains, ou plutôt l’un d’entre eux, a fui vers l’occupant qui lui a réservé un accueil chaleureux », a déclaré jeudi Abou Marzouk à la télévision libanaise pro-Hezbollah al-Mayadeen.

Un rapport publié mardi dans le journal saoudien Al-Arabiya a indiqué que le Hamas avait arrêté 16 membres d’un réseau d’espionnage collaborant avec Israël. Alors que le Hamas annonce régulièrement les arrestations de collaborateurs présumés, ce réseau serait composé de membres de la propre branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam.

Al-Arabiya a également rapporté que l’agence d’espionnage du Mossad avait récemment facilité l’évasion du commandant en chef Mohammad Abu Ajwa, qui avait auparavant dirigé les forces navales spéciales du Hamas, après qu’Abu Ajwa a espionné pour Israël pendant des années. Les arrestations des collaborateurs restants ont eu lieu après l’évasion d’Abu Ajwa, a déclaré Al-Arabiya.

Alors que le Hamas a démenti le rapport mardi, Abou Marzouk a semblé confirmer pour la première fois que les collaborateurs, y compris celui qui s’était enfui, étaient membres de son groupe. Marzouk a cependant nié que les collaborateurs étaient de hauts fonctionnaires, ou qu’ils opéraient de concert.

« Ce sont des membres isolés. Il n’y a aucun lien entre eux. Ils ne sont pas commandants des Brigades Ezzedine al-Qassam [branche armée du Hamas], ni du Hamas… Ce que l’occupation prétend, qu’ils sont des commandos ou des officiers supérieurs de la marine, est absolument faux », a déclaré Abou Marzouk.

Les autorités israéliennes n’ont encore commenté publiquement aucun des articles parus dans la presse arabe.

Le service de sécurité du Shin Bet a refusé de commenter les déclarations d’Abou Marzouk à al-Mayadeen, disant qu’il ne commente pas les « rapports étrangers ».

Les responsables du Hamas avaient d’abord affirmé, début juillet, que leur groupe avait arrêté plusieurs membres d’un réseau d’espionnage « dirigé par Israël » qui planifiait un « sabotage » dans la bande de Gaza.

Depuis lors, les médias de langue arabe regorgent de prétendues révélations sur l’espionnage dirigé par Israël dans la bande de Gaza et sur les traîtres aux plus hauts niveaux du Hamas.

Le rapport de mardi publié dans Al-Arabiya indique qu’après son arrivée en Israël, le commandant supérieur de la marine a fourni des informations sur les stocks d’armes et les résidences de hauts responsables du Hamas, ce qui a conduit le groupe terroriste à déplacer immédiatement le matériel vers d’autres cachettes dans la bande de Gaza.

En réponse à la défection supposée de haut niveau, le rapport a déclaré que le groupe terroriste basé à Gaza s’est lancé dans une « restructuration » de sa branche militaire en licenciant plusieurs officiers supérieurs. Un deuxième commandant supérieur des forces de sécurité interne du Hamas a également été arrêté pour espionnage au profit d’Israël, a rapporté Al-Arabiya.

Dans son démenti du rapport Al-Arabiya mardi, le Hamas a accusé l’Arabie Saoudite de « mensonges » et de « resserrer les rangs avec l’occupant sioniste ».

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