Le Hamas affirme que le nombre de morts à Gaza s’élève à 18
Rechercher

Le Hamas affirme que le nombre de morts à Gaza s’élève à 18

Le Jihad islamique revendique la participation de Faris al-Raqib, 29 ans, mais affirme qu'il n'était pas armé quand il a été abattu lors de manifestations frontalières

Des manifestants palestiniens face au gaz lacrymogène tiré par les forces de sécurité israéliennes lors d'une manifestation le long de la frontière avec Israël, à l'est de la ville de Gaza dans la bande de Gaza le 31 mars 2018. (AFP PHOTO / MAHMUD HAMS)
Des manifestants palestiniens face au gaz lacrymogène tiré par les forces de sécurité israéliennes lors d'une manifestation le long de la frontière avec Israël, à l'est de la ville de Gaza dans la bande de Gaza le 31 mars 2018. (AFP PHOTO / MAHMUD HAMS)

Un Palestinien a succombé à ses blessures lundi trois jours après avoir été blessé par les forces israéliennes lors d’affrontements le long de la frontière de la bande de Gaza, a annoncé le ministère de la Santé du Hamas à Gaza, portant à 18 le nombre de morts.

Faris al-Raqib, 29 ans, a reçu une balle dans le ventre lors des affrontements de vendredi à l’est de Khan Younis dans le sud de Gaza, alors que des dizaines de milliers de personnes participaient aux manifestations de masse, a annoncé le ministère de la Santé.

Le groupe terroriste Jihad islamique a déclaré dans un communiqué que Raqib était membre du groupe, mais qu’il ne portait pas d’arme quand il a été abattu.

Il y a des divergences dans les rapports palestiniens concernant le bilan des morts à Gaza. Alors que le Hamas a déclaré lundi que 18 personnes étaient décédées, l’agence de presse officielle de l’Autorité palestinienne en annonçait 16. Israël n’a pas de chiffres officiels sur le nombre de morts.

L’armée israélienne a déclaré samedi qu’au moins 10 des personnes tuées étaient des membres de groupes terroristes palestiniens, dont le Hamas, et ont donné des détails sur leurs rôles.

Accidents mortels à la suite des violences du 30 mars à la frontière entre Israël et Gaza. Individus identifiés par Israël comme membres de groupes terroristes. (Forces de défense israéliennes)

Vendredi, quelque 30 000 Palestiniens ont participé à des manifestations le long de la frontière de Gaza, au cours desquelles des émeutiers ont lancé des pierres et des bombes incendiaires sur les soldats israéliens de l’autre côté de la barrière, ont brûlé des pneus et des débris en bois et à une reprise, ont ouvert le feu sur des soldats israéliens.

Le ministère de la Santé de Gaza a rapporté que plus de 1 000 personnes ont été blessées lors des manifestations de vendredi, plus de la moitié par des tirs israéliens et le reste par des grenades lacrymogènes et des balles en caoutchouc. Ces chiffres n’ont pas pu être vérifiés. Ils ont été gonflés selon les responsables israéliens.

Il n’y a pas eu de victimes parmi les Israéliens.

L’armée a déclaré que ses tireurs d’élite ne ciblaient que ceux qui prenaient des mesures violentes explicites contre les troupes israéliennes ou qui essayaient d’ouvrir ou d’endommager la clôture de sécurité.

Des séquences vidéo ont montré que dans un cas, un émeutier, que l’armée avait inclus dans sa liste des membres du Hamas, semblait avoir été abattu alors qu’il fuyait la frontière. L’armée en réponse a accusé le Hamas d’avoir édité et/ou fabriqué ces vidéos.

Une photo prise le 30 mars 2018 montre des Palestiniens participant à une manifestation commémorant le Jour de la Terre près de la frontière avec Israël à l’est de la ville de Gaza. (AFP / Mahmud Hams)
En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...