Le JCC canadien reçoit des courriers antisémites appelant à expulser les Juifs
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Le JCC canadien reçoit des courriers antisémites appelant à expulser les Juifs

Des prospectus de haine ont été envoyés à Windsor, en Ontario, après que des messages semblables sont parvenus à d'autres centres en décembre

Le courrier haineux antisémite reçu par le Centre communautaire juif de Windsor, Ontario, Canada, le vendredi 16 février 2018. (Crédit : Autorisation Bnai Brith Canada)
Le courrier haineux antisémite reçu par le Centre communautaire juif de Windsor, Ontario, Canada, le vendredi 16 février 2018. (Crédit : Autorisation Bnai Brith Canada)

Un Centre communautaire juif de Windsor, en Ontario, a reçu du courrier haineux antisémite semblable aux messages envoyés à plusieurs synagogues canadiennes il y a deux mois.

Le prospectus, qui appelle à « expulser les juifs vers le lac de feu » et déclare qu’il s’agit du « mois de l’histoire de l’expulsion », est arrivé au Centre par courrier ordinaire vendredi.

« Combien de fois avez-vous été expulsé ? » questionne le prospectus. « Lorsque cela arrive des dizaines de fois il doit y avoir des raisons, de bonnes raisons. »

Le prospectus envoyé au JCC comprend une bande dessinée montrant des enfants jetant des pierres et des ordures sur un homme de stéréotype ultra-orthodoxe, avec écrit « Judaïsme = discours de haine » et « Juifs = Synagogue de Satan ».

La police a lancé une enquête.

Le courrier haineux antisémite reçu par le centre communautaire juif de Windsor, Ontario, Canada, le vendredi 16 février 2018. (Autorisation : Centre d’études sur l’Holocauste des Amis du Centre Simon Wiesenthal)

« Ce message de haine vise clairement à éveiller la peur dans la communauté juive en faisant la promotion de la haine et de la violence », a déclaré Avi Benlolo, président du Centre d’études sur l’Holocauste Simon Wiesenthal, dans un communiqué.

En décembre 2017, B’nai Brith Canada a déclaré que les synagogues de Toronto, Montréal, Hamilton et Edmonton recevaient des courriers identiques représentant une croix gammée à l’intérieur d’une étoile de David ensanglantée avec la phrase « La communauté juive doit périr » pendant la fête juive de Hanoukka.

« C’est effrayant. C’est évidemment une lettre de haine », a déclaré Julian Lewin, directeur général, à l’époque, de Shaare Zedek à Montréal.

Michael Mostyn, chef de la direction de B’nai Brith Canada, avait mis en garde de la résurgence du vandalisme antisémite à travers le pays.

« Malheureusement, nous avons vu la croix gammée faire un retour cette année, sur les murs des lycées, des campus universitaires et des propriétés publiques », a déclaré Mostyn dans un communiqué. « Aujourd’hui, il est plus impératif que jamais de condamner ce symbole de racisme et de haine. »

Le courrier antisémite adressé à des synagogues de Toronto, Montréal, Hamilton et Edmonton le 18 décembre 2017. (Crédit : B’nai Brith Canada)

Plus tôt en 2017, le B’nai Brith Canada avait signalé que le nombre d’incidents antisémites au Canada avait atteint un sommet en 2016, en hausse de 26% par rapport à l’année précédente.

Selon l’audit annuel du groupe qui a été publié en mai, B’nai Brith a enregistré 1 728 incidents antisémites en 2016, contre 1 277 en 2015. Le précédent record de 1 627 incidents a été établi en 2014.

La vérification a attribué l’augmentation des incidents antisémites, y compris la négation de l’Holocauste, à l’activisme antisioniste sur les médias sociaux et sur les campus universitaires, ainsi qu’au sentiment anti-israélien que l’on trouve dans certains journaux arabes.

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