Le lac de Tibériade atteint son plus haut niveau depuis 2004
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Le lac de Tibériade atteint son plus haut niveau depuis 2004

La principale source d'eau douce d'Israël n'est qu'à 47,5 centimètres de la ligne rouge supérieure, où elle pourrait déborder ; les autorités envisagent l'ouverture d'un barrage

La promenade de la plage de Tibériade, au nord d'Israël, au bord du lac de Tibériade, le 30 janvier 2020. (Crédit : David Cohen/Flash90)
La promenade de la plage de Tibériade, au nord d'Israël, au bord du lac de Tibériade, le 30 janvier 2020. (Crédit : David Cohen/Flash90)

Au milieu de toutes les mauvaises nouvelles concernant la pandémie de coronavirus, les Israéliens peuvent trouver un peu de réconfort dans le lac de Tibériade, qui est en meilleure forme qu’il ne l’a été depuis 16 ans.

Selon les responsables qui mesurent chaque jour le niveau de la plus grande source d’eau douce du pays, le niveau était à 209,275 mètres en dessous du niveau de la mer mardi, un record depuis juillet 2004.

Il se situe à seulement 47,5 centimètres en dessous de la « ligne rouge supérieure », au-dessus de laquelle le lac risquerait de déborder.

Si une inondation semble possible, les autorités interviendront. Si l’eau s’approche de la ligne rouge supérieure, placée à 208,8 mètres en dessous du niveau de la mer, un barrage au kibboutz Degania s’ouvrira, permettant à l’eau de se déverser dans le Jourdain.

Depuis début janvier, les pluies ont été si abondantes en Israël que le niveau de l’eau a augmenté de 2,63 mètres et continue de monter même sans pluie, car la neige fond sur les sommets du Golan et s’écoule régulièrement vers le lac.

Vue de la mer de Galilée depuis la promenade de la plage dans la ville de Tibériade, au nord d’Israël, le 30 janvier 2020. (David Cohen/Flash90)

Même si peu de pluie est attendue à partir de maintenant, le niveau de l’eau pourrait continuer à monter pendant des semaines, voire des mois, ce qui signifie que les autorités pourraient encore prendre la décision d’ouvrir le barrage.

Uri Schor, porte-parole de l’Autorité israélienne des eaux, a déclaré au Times of Israël le mois dernier que la probabilité d’ouverture du barrage se situait à 50 %.

Pas plus tard qu’en 2018, l’Autorité des eaux a averti que le lac de Tibériade s’asséchait en raison de faibles précipitations et qu’il s’approchait de la « ligne noire », après laquelle la qualité de l’eau risque de commencer à être détériorée par le limon, entre autres problèmes.

Uri Schor explique qu’Israël souffre généralement d’un manque d’eau, mais que la situation s’aggrave en raison de la croissance démographique et d’autres facteurs. Accusant le dérèglement climatique, il décrit : « Nous avons eu de moins en moins de pluie en moyenne ces dernières années, et avant l’année dernière, il y a eu cinq années de sécheresse sévère, principalement dans le nord et le lac de Tibériade ».

Mais la récente montée du niveau de l’eau a fait déborder de joie les habitants.

« Je vis à Tibériade depuis toujours et je ne me souviens pas d’une météo comme celle-là. C’est un sentiment d’émerveillement, comme si quelque chose de magique se produisait », se réjouit Shimi Ben-Nissim.

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