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Le Likud sommé de retirer une image retouchée montrant Bennett avec des dirigeants arabes

Vendredi après-midi, malgré l’ordre de la commission électorale, la photo, incluant aussi Lapid, figurait toujours sur X sans mention indiquant qu’il s’agissait d’un montage

Une image modifiée de Naftali Bennett et Yaïr Lapid aux côtés de membres des listes électorales des partis politiques arabes d'Israël, publiée sur les comptes officiels de réseaux sociaux du Likud le 22 janvier 2026. (Crédit : Photo originale tirée de X ; éléments graphiques ajoutés par le Times of Israel)
Une image modifiée de Naftali Bennett et Yaïr Lapid aux côtés de membres des listes électorales des partis politiques arabes d'Israël, publiée sur les comptes officiels de réseaux sociaux du Likud le 22 janvier 2026. (Crédit : Photo originale tirée de X ; éléments graphiques ajoutés par le Times of Israel)

La commission centrale électorale a ordonné vendredi au Likud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, de retirer une image manipulée montrant Naftali Bennett et Yaïr Lapid tenant la main de dirigeants de partis arabes, comme s’ils célébraient ensemble un accord politique auquel aucun des deux hommes n’a ni participé ni assisté.

L’image truquée a été réalisée à partir d’une photographie montrant des dirigeants politiques arabes célébrant l’annonce de leur intention de se présenter ensemble lors des prochaines élections. La version diffusée par le Likud y ajoute Bennett, ancien Premier ministre, et Lapid, actuel chef de l’opposition, présentés comme soutenant cette initiative aux côtés des responsables arabes, dans le cadre d’une campagne suggérant que l’ensemble de ces partis pourraient unir leurs forces pour former une coalition s’ils en obtenaient la possibilité.

Vendredi à la mi-journée, l’image figurait toujours sur le compte X du Likud, publiée sans commentaire ni avertissement indiquant qu’il s’agissait d’un montage.

La commission a précisé que, outre le retrait de l’image, le Likud devait également rembourser à Bennett les frais engagés pour le dépôt de sa plainte, à hauteur de 8 500 shekels.

Le parti de Bennett, qui utilise actuellement le nom provisoire « Bennett 2026 », a déclaré vendredi dans un communiqué : « Nous sommes en train de gagner contre la machine à poison. » Le parti a promis de « lutter de toutes [ses] forces contre les mensonges, les faux contenus générés par IA et le poison ».

Lapid n’a pas réagi dans l’immédiat, mais il avait lui aussi dénoncé la diffusion de l’image le mois dernier, écrivant que « si on laisse faire, nous ne sommes plus dans un débat politique, mais dans une guerre des gangs qui déchirera le pays ».

L’ancien Premier ministre israélien Naftali Bennett en compagnie du chef de l’opposition, le député Yair Lapid, lors d’une marche en faveur de la conscription des juifs ultra-orthodoxes dans l’armée israélienne, depuis l’entrée de Jérusalem jusqu’à la Knesset, le 15 janvier 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Bennett est considéré par de nombreux observateurs comme le principal rival de Netanyahu pour le poste de Premier ministre lors des prochaines élections à la Knesset. Le scrutin doit se tenir avant octobre, mais pourrait être avancé en cas d’effondrement de la coalition.

En 2021-2022, Bennett s’était allié à Yaïr Lapid et à un bloc de partis opposés à Netanyahu – incluant notamment le parti islamiste Raam –, ce qui avait permis de mettre fin aux plus de douze années de pouvoir quasi ininterrompu de Netanyahu.

Durant sa campagne, Bennett avait promis de ne pas rejoindre un gouvernement dirigé par Lapid et soutenu par des partis de gauche, promesse qu’il avait finalement rompue quelques semaines plus tard, décision qu’il a ensuite dit regretter.

S’il continue de défendre son ancienne coalition, Bennett a également déclaré à plusieurs reprises, dans des échanges non publics, qu’après le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, il n’existait « aucun mandat » pour reproduire un partenariat similaire.

Les sondages montrent par ailleurs de manière constante que ni la coalition actuelle ni le bloc d’opposition sioniste ne pourraient obtenir seuls une majorité parlementaire sans le soutien d’au moins une partie des députés issus de partis arabes, si des élections avaient lieu aujourd’hui.

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