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Le maire de Toulouse dénonce les violences de soutiens de Salah Hamouri

Nicole Yardeni, ancienne présidente du Crif de Toulouse, a été victime de violences mardi après avoir tenté d'intervenir lors d’une conférence du terroriste franco-palestinien

Salah Hamouri, à droite, arrive à l'aéroport français de Roissy après son expulsion d'Israël, le 19 décembre 2022. (Crédit : Daphné BENOIT / AFP)
Salah Hamouri, à droite, arrive à l'aéroport français de Roissy après son expulsion d'Israël, le 19 décembre 2022. (Crédit : Daphné BENOIT / AFP)

Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse (Républicains) et président de Toulouse Métropole, a dénoncé ce mercredi dans un communiqué de presse les violences dont a été victime Nicole Yardeni, son adjointe, ancienne présidente du Crif de Toulouse, lors d’une conférence de Salah Hamouri, terroriste palestinien condamné en Israël et expulsé d’Israël vers la France en décembre.

Les faits ont eu lieu mardi dernier à la Bourse du travail de Toulouse.

La rencontre a été interrompue par des membres du Crif qui ont voulu contester la venue de Salah Hamouri dans la ville. Ils ont alors été empêchés de s’exprimer et des violences de participants pro-palestiniens à la conférence ont éclaté, a rapporté le journal local La Dépêche. Ils ont ensuite été violemment sortis de la salle par le service d’ordre. Ces militants du Crif ont depuis déposé plainte, mardi soir et mercredi.

« Parmi les maux qui abîment notre vivre-ensemble, la remontée de l’antisémitisme, les violences faites aux femmes et les agressions envers les élus de la République nourrissent hélas notre actualité. C’est un peu de tout cela qui s’est brutalement abattu hier à la Bourse du travail sur ma collègue Nicole Yardeni », a dénoncé Jean-Luc Moudenc, qui a mis en cause les organisateurs, la CGT31 et « une kyrielle de structures de gauche et d’extrême-gauche – au premier rang desquelles ‘Palestine Vaincra’ ».

« D’abord, l’organisation tentait d’empêcher Nicole Yardeni d’entrer dans la salle, pourtant publique ; avec insistance et courage, elle passa outre », a-t-il narré. « Ensuite, elle voulut dire que le mot ‘déporté’, employé par l’orateur, n’était pas approprié pour comparer ce qui est incomparable, comme si l’intéressé, en réalité transféré d’Israël en France, risquait sa vie en étant ici comme dans un camp de concentration ou d’extermination ! Elle fut alors huée, bousculée, puis finalement expulsée de force par des nervis. Cette violence, ce refus du débat, de toute parole différente et du moindre dialogue piétinent les valeurs élémentaires de respect et de la Démocratie. On a mille fois le droit de défendre la ‘cause palestinienne’, mais certainement pas de se comporter ainsi. Notre ville, marquée par la tragédie des meurtres sanglants de mars 2012, cultive depuis des siècles la ‘Convivencia’, basée sur l’acceptation de l’autre et l’échange. C’est notre fierté ! »

Selon le maire, les violences sont ainsi « une insulte faite à Toulouse, notre cité, à son âme, à son esprit qui rassemble toutes les diversités ».

« J’ai confiance dans nos institutions républicaines pour que – à défaut d’avoir protégé Nicole Yardeni et agi pour empêcher le trouble manifeste porté à l’ordre public – elles ne laissent pas impuni cet inquiétant fait de violence. Le rôle des groupes organisateurs de la conférence, le soutien de plusieurs partis de notre opposition municipale à Salah Hamouri plutôt qu’à notre collègue bâillonnée dans son expression et agressée physiquement, le silence de certains et la défausse couarde d’autres, tout cela témoigne du grave délitement de notre démocratie. Notre démocratie française doit être plus forte, prendre les moyens de se faire respecter et ne pas s’abandonner à la faiblesse, celle à laquelle une coalition d’inspirations obscures voudraient la voir se résigner », a-t-il conclu.

La Licra a elle aussi réagi, rappelant que « le terme ‘déporté’ ne pouvait en aucun cas être utilisé pour Salah Hamouri » et apportant son soutien « plein et entier à Nicole Yardeni ainsi qu’à toutes les personnes du Crif de Toulouse présentes ».

Déjà, le mois dernier, lors d’une conférence de Salah Hamouri à l’École des hautes études en sciences sociales, à Paris, des militants de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) avaient été « victimes de violence et empêchés de s’exprimer ».

Le terroriste Salah Hamouri a été expulsé le 18 décembre 2022 par Israël vers la France, après plusieurs mois de détention. La France avait condamné cette expulsion, la jugeant « contraire au droit ».

Il avait déjà été emprisonné en Israël entre 2005 et 2011 pour participation à la tentative d’assassinat d’Ovadia Yossef, ancien grand rabbin d’Israël et fondateur du parti ultra-orthodoxe, le Shas, avant d’être libéré en 2011 dans le cadre d’un échange de 1 027 prisonniers ayant permis la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit.

Depuis son arrivée en France, plusieurs de ses conférences ont été interdites en raison de risques de troubles à l’ordre public selon les autorités françaises.

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