Le Pen : les magistrats « ne sont pas là pour contrecarrer la volonté du peuple »
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Le Pen : les magistrats « ne sont pas là pour contrecarrer la volonté du peuple »

"L'Etat de droit est le contraire du gouvernement des juges", a dit la chef du FN devant un Zénith de Nantes non rempli ; Des autocars de militants ont été pris pour cible par des manifestants hostiles à la venue de Marine Le Pen

La présidente du parti d'extrême droite Front National, Marine Le Pen, lors d'une conférence de presse, le 23 mars 2014. (Crédit : Kenzo Tribouillard/AFP)
La présidente du parti d'extrême droite Front National, Marine Le Pen, lors d'une conférence de presse, le 23 mars 2014. (Crédit : Kenzo Tribouillard/AFP)

Marine Le Pen, candidate du Front national (FN) à la présidentielle, a affirmé dimanche à Nantes que les magistrats n’étaient « pas là » pour « contrecarrer la volonté du peuple », alors qu’elle et son parti sont mis en cause dans diverses affaires judiciaires.

« L’Etat de droit est le contraire du gouvernement des juges », a dit la présidente du Front national devant un Zénith de Nantes non rempli et environ 3 500 supporters selon le FN.

Des autocars de militants ont été pris pour cible par des manifestants hostiles à la venue de Marine Le Pen avant son meeting.

Le Pen a mis en garde contre « une dérive antidémocratique, oligarchique […]. La justice est une autorité, pas un pouvoir. »

Et de poursuivre : « Les magistrats sont là pour appliquer la loi, pas pour l’inventer, pas pour contrecarrer la volonté du peuple, pas pour se substituer au législateur. »

« Si un magistrat souhaite changer la loi parce qu’elle ne lui convient pas, c’est simple, il se met en congé et se présente aux élections », a encore estimé l’ancienne avocate.

Frédéric Chatillon, proche de Marine Le Pen. (Crédit : capture d'écran Facebook/Frédéric Chatillon)
Frédéric Chatillon, proche de Marine Le Pen. (Crédit : capture d’écran Facebook/Frédéric Chatillon)

La pression judiciaire s’accentue autour de Marine Le Pen, en tête dans les sondages pour le premier tour de la présidentielle : l’un de ses proches, Frédéric Chatillon, a été mis en examen dans une des enquêtes sur le financement des campagnes électorales du Front national, une information révélée samedi.

Frédéric Chatillon a déjà été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour répondre du financement de la campagne des législatives de 2012 avec notamment le FN et deux de ses dirigeants, Wallerand de Saint Just et Jean-François Jalkh.

Cette mise en examen de Frédéric Chatillon intervient alors que, parallèlement, l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs d’assistants de députés FN au Parlement européen, qui vise personnellement Marine Le Pen, s’est accélérée cette semaine, avec la mise en examen de la chef de cabinet de Le Pen, Catherine Griset.

Marine Le Pen avait déjà demandé jeudi à la justice de « ne pas perturber » la présidentielle.

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