Le Pentagone continue de soutenir l’accord avec l’Iran affirme un général
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Le Pentagone continue de soutenir l’accord avec l’Iran affirme un général

"Si l'accord disparait, nous devrons trouver une autre façon de nous occuper du programme d'armement nucléaire" de l'Iran, a affirmé Joseph Votel

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry face au ministre iranien des Affaires étrangères Mohammed Javad Zarif pendant la négociation de l'accord nucléaire iranien, à Vienne, en Autriche, le 1er juillet 2015. (Crédit : département d'État)
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry face au ministre iranien des Affaires étrangères Mohammed Javad Zarif pendant la négociation de l'accord nucléaire iranien, à Vienne, en Autriche, le 1er juillet 2015. (Crédit : département d'État)

L’accord nucléaire iranien reste dans l’intérêt des Etats-Unis, a estimé mardi un haut responsable du Pentagone, alors que le président américain Donald Trump a affirmé qu’il s’agissait d’un accord « horrible ».

« Oui, je partage l’opinion » du ministre de la Défense Jim Mattis et du chef d’état-major américain Joe Dunford qui considèrent qu’il est dans l’intérêt des Etats-Unis de conserver cet accord, a déclaré le commandant des Forces américaines au Moyen-Orient, le général Joseph Votel, devant une commission du Sénat.

« De mon point de vue, (l’accord) résout une des principales menaces auxquelles nous sommes confrontés de la part de l’Iran », a-t-il ajouté.

« Si l’accord disparait, nous devrons trouver une autre façon de nous occuper du programme d’armement nucléaire » de l’Iran, a-t-il ajouté. « Alors oui, je partage leur opinion. »

Donald Trump, qui menace de dénoncer en mai l’accord international sur le nucléaire iranien, a mentionné ce sujet parmi les divergences avec son chef de la diplomatie Rex Tillerson, qu’il a limogé mardi sans ménagement.

Le patron de la CIA Mike Pompeo, que le président américain a choisi pour lui succéder, est considéré comme un « faucon ». Il a adopté depuis sa nomination fin janvier 2017 le ton agressif et parfois guerrier prisé par son chef en promettant une CIA plus « brutale », notamment face à l’Iran et à la Corée du Nord.

Conclu en juillet 2015 sous la présidence de Barack Obama entre l’Iran et les grandes puissances (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne), l’accord bride et encadre strictement les activités nucléaires de Téhéran de façon à garantir leur nature pacifique, en échange de la levée de sanctions financières.

L’administration Trump critique notamment la levée programmée à partir de 2026 de certaines restrictions frappant l’Iran, ainsi que la poursuite par Téhéran d’un programme balistique en violation de la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU.

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