Rechercher

Le Prix international de la fiction arabe au jeune Libyen Mohamed Alnaas

"Du pain sur la table de l'oncle Milad" offre une critique des concepts de "masculinité et de féminité" et remet "en question les normes culturelles relatives au genre", selon le jury

La cérémonie de remise du Prix international de la fiction arabe, à Abou Dhabi, le 23 mai 2022. (Crédit : Twitter)
La cérémonie de remise du Prix international de la fiction arabe, à Abou Dhabi, le 23 mai 2022. (Crédit : Twitter)

L’auteur libyen Mohamed Alnaas a remporté dimanche soir à Abou Dhabi le Prix international de la fiction arabe (IPAF) pour son roman Du pain sur la table de l’oncle Milad, ont annoncé les organisateurs.

A 31 ans, M. Alnaas est le plus jeune écrivain, et le premier Libyen, à recevoir ce prix prestigieux, qui récompense les auteurs contemporains de langue arabe et les promeut sur la scène internationale.

Mohamed Alnaas recevra 50 000 dollars (environ 47 000 euros), et son livre sera traduit en anglais, ont indiqué les organisateurs sur leur site.

Auteur et journaliste, M. Alnaas a publié un recueil de nouvelles en 2020. Du pain sur la table de l’oncle Milad est son premier roman, écrit sous les bombes, en plein confinement, à Tripoli.

L’ouvrage offre « une critique profonde et méticuleuse des concepts dominants de masculinité et de féminité, et de la division du travail entre les hommes et les femmes. Il fait partie des romans qui remettent en question les normes culturelles relatives au genre », a commenté le président du jury, le tunisien Chokri Mabkhout, lui-même ancien lauréat du prix.

Cinq autres auteurs d’Égypte, du Koweït, du Maroc, de Oman et des Emirats arabes unis recevront chacun 10 000 dollars (près de 9 400 euros) pour leur œuvres, ont indiqué les organisateurs.

Le prix, financé par le département de la culture et du tourisme d’Abou Dhabi, capitale des Emirats arabes unis, a été remporté l’an dernier par l’auteur jordanien Jalal Barjas pour son roman Cahiers du libraire.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...