Le produit de la vente du journal d’Anne Frank ira au New Israel Fund
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Le produit de la vente du journal d’Anne Frank ira au New Israel Fund

L’ONG de la famille Frank a signé un accord avec le NIF, une ONG critiquée par Netanyahu pour avoir "mis en danger l'avenir d’Israël"

Anne Frank, à l'âge de 12 ans à l'école à Amsterdam, en 1941
Anne Frank, à l'âge de 12 ans à l'école à Amsterdam, en 1941

Le New Israel Fund (NIF) a annoncé mercredi, à la veille de Yom HaShoah, qu’une ONG basée en Suisse, fondée par le père de l’adolescente juive Anne Frank, canalisera dorénavant toutes ses subventions vers Israël via le NIF.

Il s’agissait d’une réplique acérée à l’appel lancé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu au début du mois pour la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur les activités du groupe.

Anne Frank est devenue une icône pour les journaux intimes qu’elle a rédigés pendant qu’elle se cachait des nazis à Amsterdam. Elle est morte à Bergen-Belsen en Allemagne au début de l’année 1945, à l’âge de 15 ans, près d’un an après sa capture et juste avant la fin de la guerre.

La fondation Anne Frank Fonds a été créée en 1963 par son père, Otto Frank — le seul survivant de la famille — à Bâle, en Suisse.

Otto Frank (credit: Dutch National Archives et Spaarnestad Photo / Wikipedia)

L’objectif était de canaliser les recettes de la vente du journal et d’autres écrits familiaux vers des projets qui favorisent une meilleure compréhension entre les sociétés et les religions, qui favorisent la paix entre les peuples et les nationalités et qui favorisent les contacts internationaux entre les jeunes.

Dans un communiqué pour annoncer l’accord avec le NIF, la fondation a déclaré : « les écrits d’Anne Frank sont devenus un symbole de justice, de respect et d’acceptation des différences pour toute l’humanité. Ces valeurs sont les piliers du travail du NIF dans la promotion d’un Etat d’Israël plus démocratique et d’une société israélienne plus juste. Le nouveau partenariat renforcera le travail de nos deux organisations et imprègnera la société israélienne de ces valeurs. »

« Depuis qu’Otto Frank a créé la Fondation à Bâle, l’organisation a fait une grande partie de ses dons à Israël au cours des 50 dernières années. Le partenariat avec le NIF reconnaît le lien entre la famille Frank et la société israélienne. »

Mickey Gitzin, nouveau directeur du New Israel Fund. (Crédit : Capture d’écran YouTube)

Le dirigeant du NIF Israël, Mickey Gitzin, a déclaré : « c’est un grand honneur pour le NIF de recevoir ce vote de confiance de la Fondation Anne Frank. Cette coopération stratégique renforcera nos activités dans tous les domaines — la lutte pour la justice sociale, la promotion d’une société partagée, la promotion des droits des femmes, la lutte contre le racisme et plus encore. Ce partenariat nous aidera dans notre travail vers une société israélienne plus axée sur les valeurs, une société plus équitable et plus juste. »

L’accord entre les deux organismes interdit la divulgation publique des montants d’argent impliqués.

Début avril, le Premier ministre a accusé le NIF d’être responsable de l’échec d’un plan gouvernemental visant à expulser les migrants africains, affirmant que l’ONG avait fait pression sur le Rwanda pour rejeter la proposition de réinstallation des migrants à Jérusalem et l’avait forcé à chercher d’autres solutions.

Il a affirmé que l’ONG, qui fournit des fonds à des centaines de groupes de la société civile en Israël, « met en danger la sécurité et l’avenir de l’Etat d’Israël en tant qu’État-nation du peuple juif ».

Il a également affirmé que le NIF « reçoit des fonds de gouvernements étrangers et de personnalités hostiles à Israël, comme … George Soros », un survivant de l’Holocauste né en Hongrie.

Poursuivant son attaque, Netanyahu a déclaré que « le but primordial du New Israel Fund est d’effacer le caractère juif d’Israël … aux côtés d’un Etat palestinien libre de Juifs sur les lignes de 1967, avec sa capitale à Jérusalem ».

Il a également accusé le NIF de soutenir des organisations « anti-sionistes et pro-palestiniennes », telles que Breaking the Silence, B’Tselem et Adalah.

La NIF a déclaré que Netanyahu avait « franchi toutes les lignes rouges dans son incitation à la haine contre le NIF ».

« Pour l’essentiel, le fonds n’avait aucun contact avec le gouvernement rwandais. Toutes les informations sur l’activité du NIF et de ses organes sont exposées, transparentes et communiquées. »

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