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Le roi du Maroc réitère « une fois de plus » sa main tendue à l’Algérie

Alger, soutien des Palestiniens, ne manque pas une occasion de fustiger la coopération grandissante, en particulier militaire, du Maroc avec Israël

Le roi Mohammed VI du Maroc salue alors qu'il inaugure la centrale solaire de Ouarzazate, au centre du Maroc, le jeudi 4 février 2016. Le Maroc dévoile ce qui est présenté comme la plus grande centrale solaire du monde, profitant du soleil du Sahara et d'une poussée croissante pour les énergies renouvelables l'énergie après l'accord de Paris sur le climat. (Crédit : AP Photo/Abdeljalil Bounhar)
Le roi Mohammed VI du Maroc salue alors qu'il inaugure la centrale solaire de Ouarzazate, au centre du Maroc, le jeudi 4 février 2016. Le Maroc dévoile ce qui est présenté comme la plus grande centrale solaire du monde, profitant du soleil du Sahara et d'une poussée croissante pour les énergies renouvelables l'énergie après l'accord de Paris sur le climat. (Crédit : AP Photo/Abdeljalil Bounhar)

Le roi du Maroc Mohammed VI a réitéré « une fois de plus » sa main tendue à l’Algérie, malgré la rupture des relations entre les deux voisins maghrébins, lors du discours traditionnel marquant l’anniversaire de son accession au trône.

« Nous aspirons à œuvrer avec la présidence algérienne pour que le Maroc et l’Algérie puissent travailler, main dans la main, à l’établissement de relations normales entre deux peuples frères », a affirmé le souverain dans un discours radiotélévisé à la nation samedi soir.

« Je souligne une fois de plus que les frontières qui séparent le peuple marocain et le peuple algérien frères ne seront jamais des barrières empêchant leur interaction et leur entente », a-t-il souligné, en exhortant les Marocains à « préserver l’esprit de fraternité, de solidarité et de bon voisinage à l’égard de nos frères algériens ».

L’an dernier, il avait déjà choisi de s’adresser à l’opinion algérienne, en pleine crise avec Alger.

Mohammed VI s’est engagé à « trouver une issue à la situation actuelle et à favoriser le rapprochement et la compréhension entre les deux peuples ».

L’Algérie a rompu ses relations diplomatiques avec le Maroc en août 2021, accusant Rabat d’ « actes hostiles ». Une décision « complètement injustifiée », selon Rabat.

Deux soldats rebelles du Front Polisario désignent les positions de l’armée marocaine, tout en patrouillant une ligne de cessez-le-feu dans le nord du Sahara occidental, à 65 km au nord de la ville de Tifariti, le 26 septembre 1997. (AP Photo/Armando Franca)

Le principal contentieux entre les deux poids-lourds du Maghreb porte sur le territoire disputé du Sahara occidental.

Le statut de cette ex-colonie espagnole, considérée comme un « territoire non autonome » par l’ONU, oppose depuis les années 1970 le Maroc aux indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par Alger.

Rabat, qui contrôle près de 80 % de ce territoire, prône un plan d’autonomie sous sa souveraineté. Le Polisario réclame un référendum d’autodétermination sous l’égide de l’ONU.

En outre, l’Algérie, soutien des Palestiniens, ne manque pas une occasion de fustiger la coopération grandissante, en particulier militaire, du Maroc avec Israël.

Evoquant « les allégations selon lesquelles les Marocains insulteraient l’Algérie et les Algériens », le monarque chérifien a estimé qu’elles sont le fait « d’individus irresponsables qui s’évertuent à semer la zizanie entre les deux peuples frères ».

« Ces médisances sur les relations maroco-algériennes sont totalement insensées et sincèrement consternantes », a-t-il insisté.

Dans le reste de son discours à forte tonalité socio-économique, le monarque chérifien a fixé les priorités nationales : la réforme du code de la famille en faveur des droits des femmes, la protection sociale, le contrôle des prix – dans une conjoncture internationale de tensions inflationnistes -, et la vaccination pour combattre le Covid-19.

Roi réformateur, Mohammed VI, âgé de 58 ans, règne sur le Maroc depuis juillet 1999, date à laquelle il a succédé à son père, Hassan II.

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